Sarcoïdose |
| Créé le 08/06/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 02/09/2008) |
| Révisé le 02/09/2008 |
G. Prévot, A. Didier |
|
| |
|
|
Sommaire
Documentation professionnelle
- Sarcoïdose :
définition
- Sarcoïdose :
histologie
- Sarcoïdose : épidémiologie
- La sarcoïdose thoracique
- Les sarcoïdoses extra-thoraciques
- Sarcoïdose :
pronostic
- Sarcoïdose :
diagnostic positif
- Sarcoïdose :
diagnostic de gravité
- Sarcoïdose :
diagnostic différentiel
- Sarcoïdose :
principes thérapeutiques
Fiche informative
Elle présente de manière synthétique et simplifiée les principaux points à connaître et retenir.
Ces granulomes de type immun
reflètent une réponse immunitaire à des stimulations environnementales ubiquitaires,
et
sont évolutifs
dans le temps.
Ils sont considérés comme une "position de repli immunologique" ou
une "voie alternative" chez des personnes
constitutionnellement incapables de répondre à un agent par des moyens plus
efficaces. C'est une réponse à un déficit du traitement de l'antigène
(Reich, 2003).
Sarcoïdose
: épidémiologie
La
sarcoïdose thoracique
Les
sarcoïdoses extra-thoraciques
| |
|
Très variable avec tendance à la résolution soit spontanée, soit
sous-traitement |
| |
| Stades |
Rémission (%) |
Asymptomatique à 5 ans (%) |
Nettoyage radiologique (%) |
Stade I |
60 à 90 % |
95 % |
50 % |
Stade II |
40 à 70 % |
60 % |
30 % |
Stade III |
10 à 20 % |
25 % |
10 % |
Stade
IV |
0 % |
|
|
|
| |
| Évolution chronique ou progression |
10 à 30 % des cas |
| Atteintes extra-thoraciques sévères
(cardiaque, SNC, foie...) |
4 à 7 % des cas au diagnostic |
| |
| Mortalité |
1 à 5 % |
| |
| Facteurs de mauvais pronostic |
 |
Lupus pernio |
 |
Uvéite chronique |
 |
Age au diagnostic > 40 ans |
 |
Hypercalcémie chronique |
 |
Néphrocalcinose |
 |
Race noire |
 |
Sarcoïdose
pulmonaire aggravative |
 |
Atteinte de la muqueuse nasale |
 |
Lésions osseuses kystiques |
 |
Neuro-sarcoïdose |
 |
Atteinte myocardique |
 |
Insuffisance respiratoire chronique |
| |
| Au total,
la sarcoïdose peut être grave par : |
 |
la gravité de l'atteinte
thoracique |
 |
certaines localisations
extra-thoraciques |
 |
les difficultés pour mettre en
place et poursuivre le traitement |
Réf
:
Reich
JM. Mortality of intrathoracic sarcoidosis in referral vs
population-based settings: influence of stage, ethnicity, and
corticosteroid therapy. Chest 2002;121:32-9 |
Sarcoïdose
Diagnostic positif |
| |
| La démarche diagnostique a
3 objectifs |
 |
fournir une
confirmation
histologique de la maladie |
 |
évaluer l'extension et la
sévérité de la maladie
recherche
systématique des sites à risque
fonctionnel
(œil, système nerveux central, muscle, rein)
mortel
(cœur) devant
faire
renforcer la surveillance
faire
indiquer une corticothérapie |
 |
évaluer l'évolutivité de la
maladie et/ou le bénéfice éventuel
d'un traitement |
| |
|
| ARGUMENTS D'ORIENTATION
|
Clinique |
Imagerie |
Les caractéristiques cliniques et
radiologiques sont
suffisantes pour le diagnostic des stades I (98%) et des stades II (89%)
insuffisantes pour les stades III (52%) |
Biologie |
| |
Hématologie :
NFS, VS, Plaquettes
Biochimie :
Calcium
:
Hypercalcémie ? (10% des
sarcoïdoses) ; hypercalciurie (40% des sarcoïdoses) ; lithiases rénales
(10%)
Enzyme
de conversion de l'angiotensine : élevée dans
60% des sarcoïdoses ; reflète l’extension des granulomes
; intérêt dans le suivi évolutif des patients
Bilan
hépatique : TGO, TGP, Phosphatases
alcalines
Bilan
rénal : Créatininémie, urée
sanguine
Bilan urinaire : Hypercalciurie ?
IDR tuberculine : négative (anergie, suppresion de la réponse à
la tuberculine)
Test de Kveim : injection intradermique d'extraits de sarcoïde humain
; papule biopsiée à 4 semaines ; ne se pratique plus
|
Endoscopie
bronchique |
| |
biopsies étagées y compris pulmonaires (en cas d'atteinte parenchymateuse par abolition
de la production d'IL-2 et inhibition de la prolifération cellulaire T) |
| |
lavage
broncho-alvéolaire |
| |
numération formule |
Lymphocytes T +++ (le
pronostic paraît meilleur lorsque la lymphocytose alvéolaire est
élevée) Macrophages Polynucléaires |
| |
absence
de cellules anormales (lors d'atteintes parenchymateuses) |
| |
| DIAGNOSTIC DE CERTITUDE |
Repose
sur l'histologie et l'exclusion d'autres diagnostiques possibles |
GRANULOME EPITHELIO-GIGANTO-CELLULAIRE |
| |
+ Lymphocytes CD4+ ± Fibrose SANS NÉCROSE CASÉEUSE |
N'est pas
obligatoire dans les formes bénignes et/ou non évolutives
Nécessaire
si un traitement doit être mis en place
Localisations fréquemment accessibles : |
|
Adénomégalies
médiastinales (médiastinoscopie), peau, foie,
bronches, glandes salivaires |
Sarcoïdose
Diagnostic de gravité |
| |
| RETENTISSEMENT RESPIRATOIRE
: EFR |
SPIROMÈTRIE
: |
| |
SYNDROME |
RESTRICTIF (stades II, III, IV) obstructif associé parfois sévère ; HRB quelquefois (Niimi, 1998) |
ÉCHANGES
GAZEUX : |
| |
HYPOXÉMIE
d'effort, puis de repos
TRANSFERT DU CO :
précocement abaissé |
Test
de marche : recherche d'une désaturation à l'effort ; peut dévoiler
une atteinte cardiaque |
MÉCANIQUE
VENTILATOIRE : |
| |
COMPLIANCE
: abaissée (++ si fibrose) ; peu utile en pratique |
| |
| ATTEINTES VISCÉRALES
SÉVÈRES |
| |
Cœur : Echocardiographie, Holter si le malade se plaint de palpitations, éventuellement
PET cardiaque
Œil
Rein
Neurologique
: IRM avec injection de gadolinium |
| |
| CAS PARTICULIERS |
sujet de RACE NOIRE |
interféron
: hépatite C (Hoffman, 1998 ; Cacoub, 2000) |
vascularite
(Fernandes, 2000) |
| |
Réf
:
Cacoub
P, Sbaï A, Francès C, Génesti C, Hausfater P, Piette JC. Systemic
sarcoidosis during interferon-alpha therapy for chronic hepatitis C virus
infection. Gastroenterol Clin Biol 2000;24:364-6
Hoffmann
RM, Jung MC, Motz R, Gössl C, Emslander HP, Zachoval R, Pape GR. Sarcoidosis
associated with interferon-alpha therapy for chronic hepatitis C. J
Hepatol 1998;28 :1058-63
Fernandes
SR, Singsen BH, Hoffman GS. Sarcoidosis and systemic vasculitis. Semin
Arthritis Rheum 2000;30:33-46
Niimi
T et al. Bronchial responsiveness and angiotensin-converting enzyme
gene polymorphism in sarcoïdosis patients. Chest 1998;114:495-9
Rabin
DL, Richardson MS, Stein SR, Yeager H Jr. Sarcoidosis severity and
socioeconomic status. Eur Respir J 2001;18:499-506 |
Sarcoïdose
Diagnostic différentiel |
Sarcoïdose
Principes thérapeutiques |
| |
|
Les
2/3 des sarcoïdoses diagnostiquées
restent asymptomatiques et guérissent spontanément sans
séquelles, même lorsqu'ils ont des images pulmonaires
> 50% de rémissions dans les 3 ans
Les récidives après un an ou plus sont rares
Moins de 5% des patients décèdent, le plus souvent de fibrose pulmonaire,
d'atteinte cardiaque ou neurologique |
| |
Le
traitement est donc
indiqué en fonction |
| |
de la gène occasionnée par la maladie
du risque dû à la localisation
de l'évolutivité
du retentissement |
| |
Les
traitements |
| |
font régresser les lésions granulomateuses et
leurs conséquences (clinique, radiologique, fonctionnelle) |
| |
réduisent ou empêchent le développement de la
fibrose |
| |
n'agissent pas sur la fibrose constituée |
| |
ne modifient pas la durée de la maladie |
| |
Il repose sur la
corticothérapie (traitement de
référence) |
| |
locale :
atteintes légères à modérées (cutanées, uvéites antérieures) ; toux
sèche
systémique
: atteintes modérées à sévères ou localisations dangereuses (cœur, SNC, oeil ne
répondant pas au traitement local, hypercalcémie, bronches avec TVO)
- Prednisone 0,5 mg/kg/jour en traitement d'attaque
pendant les trois premiers mois
- Diminution de 5 à 10 mg tous les trois mois jusqu'à 10
mg de dose totale quotidienne
- Diminution de 1 mg par mois, de 10 mg jusqu'au sevrage
complet pour éviter les phénomènes de rebond
- Supplémentation en hydrocortisone à partir de 5 mg/j de
prednisone (après vérification de la fonction surrénalienne)
- Si race noire ou forme sévère : débuter à
1mg/kg/j
La durée totale du traitement est de l'ordre de 12 mois.
L'absence de réponse après 3 mois de traitement
traduit une fibrose irréversible, une dose de corticoïde inadaptée ou une inobservance
thérapeutique. |
| |
 |
prévention de l'ostéoporose induite par la
corticothérapie : biphosphonates ; pas de vitamine
D3 (risque d'hypercalcémie) |
| |
Alternatives
thérapeutiques |
| |
Anti-paludéens
de synthèse : Hydroxychloroquine :
doses d'attaque élevées (750mg/j) puis entretien autour de 200-400 mg/jour
surtout efficaces sur les lésions cutanés et
l'hypercalcémie
délai de réponse long
dans les formes peu sévères (Baltzan,
1999)
effets secondaires : rétinopathie irréversible
surveillance ophtalmologique |
| |
Immunosuppresseurs : Méthotrexate : 10-25 mg/semaine
dans les formes sévères ; alternative aux corticoïdes ou traitement
d'épargne ; efficacité évaluée à 6 mois (Baughman
, 2000) |
| |
Les autres immunosuppresseurs ont été moins
utilisés |
| |
Azathioprine : 50-200 mg/jour
; traitement d'épargne (Muller-Quernheim,
1999) |
| |
Cyclophosphamide : 50-150 mg/jour ou
500-2000 mgIV toutes les 2 semaines ; après échec des autres traitements |
| |
Autres traitements |
| |
Pentoxifylline
(Torental® : effet anti-TNF) : 400-1200mg/j ; en essai dans les
formes pulmonaires (Zabel, 1997)
La pentoxyfilline a une action anti-TNF à fortes doses, mais dans l’expérience
est peu efficace dans la sarcoïdose aux posologies
tolérables par les patients sur le plan digestif. |
| |
Thalidomide
(50-200mg/j) en ATU (autorisation
temporaire d'utilisation) ; certaines formes cutanées
(lupus pernio du visage) ; pas de données sur les autres localisations.
Le thalidomide, qui inhibe la production de
TNF-a
et de IL-12, connaît
un regain d’intérêt dans la sarcoïdose. Il a essentiellement
été utilisé avec succès dans les formes cutanées réfractaires de la
maladie mais ses effets secondaires potentiellement très sévères, notamment
tératogènes, limitent son utilisation chez des sujets jeunes. Sa prescription
est du domaine du spécialiste. |
| |
Cyclosporine
(25-200mg/j) ; peut être utile dans les neuro-sarcoïdoses |
| |
Leflunomide : l’utilisation de l’ARAVA, seul ou en bithérapie avec le méthotrexate, serait efficace dans 75 % des cas avec atteintes respiratoires chroniques. Cependant, seule une étude rétrospective est disponible à ce jour. |
| |
Anti-TNFalpha
L’importance
du TNF-a
dans la formation des granulomes tuberculoïdes, y compris sarcoïdien,
a conduit à proposer cette cytokine comme principale cible thérapeutique
dans la sarcoïdose. Un polymorphisme du gène du TNF-a
dans la sarcoïdose a été mis en évidence dans certains
cas et une étude a montré que les macrophages alvéolaires (MA) des patients
présentant des formes pulmonaires
évolutives produisaient des quantités plus élevées de TNF-a
que les formes stables de la maladie. Enfin, certains patients qui répondent
mal aux corticoïdes ont une production alvéolaire de TNF-a
élevée.
Les anti-TNF spécifiques, qui ont été évalué lors d’essais cliniques
dans la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn, commencent à
être utilisés dans la sarcoïdose.
etanercept
: bloque le récepteur du TNF-alpha ; pas d'efficacité démontrée (Utz,
2003)
L’etanercept est une protéine de fusion constituée de la partie extra-cellulaire
du récepteur du TNF-a
associé à un fragment Fc d’IgG1 humaine. Elle interagit comme un récepteur
soluble recombinant avec le TNF-a
soluble et la lymphotoxine-a et empêche leur liaison à leur récepteur
membranaire. Aux doses utilisées, l’etanercept est efficace dans la
PR mais pas dans la maladie de Crohn. Les données préliminaires dans
des formes pulmonaires évolutives et des atteintes oculaires sévères
de la sarcoïdose n’ont pas montré d’efficacité de cette
molécule, mais des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer
sa place dans le spectre clinique de la maladie.
infliximab
(Remicade®)
anticorps monoclonal anti-TNF-alpha ; efficacité probable (Baughman,
2001, 2006)
L’infliximab est un anticorps chimérique,
dont la partie qui reconnaît l’antigène est un anticorps monoclonal de
souris anti-TNF-a
associée à un fragment Fc d’IgG1 humaine. L’infliximab se lie aussi
bien au TNF-a
soluble libre qu’au TNF-a
fixé à la surface cellulaire, ce qui peut conduire à la lyse des
cellules exprimant la forme membranaire. Il est efficace à la fois dans
la PR et la maladie de Crohn.
Son utilisation s’accompagne de risques infectieux non négligeables.
La survenue d’un nombre anormalement élevé de réactivations tuberculeuses,
parfois disséminées ont conduit à l’élaboration de recommandations pour
son utilisation (publiées par l’AFSSAPS). Le développement d’anticorps
contre la fraction murine de cette molécule chimérique est à l’origine
de phénomène d’hypersensibilité lors des injections, de manifestations
auto-immunes et d’une diminution progressive de l’efficacité du produit
qui fait préconiser l’utilisation concomitante d’un immunosuppresseur
comme le méthotrexate à faibles doses. De plus, comme avec les autres
anti-TNF, le risque de thrombose vasculaire est accru. Enfin, le risque
de survenue secondaire de tumeurs malignes notamment lymphomateuses
est discuté. Quelques observations ont été rapportées faisant état de
l’efficacité de l’infliximab dans un cas de sarcoïdose
atypique avec une entéropathie exsudative, dans des atteintes cutanées
invalidantes ou dans une forme neurologique réfractaire aux autres traitements.
Ce traitement a été dans l’ensemble assez bien toléré, en dehors de
la survenue d’un syndrome d’hypercoagulabilité dans un cas. Cependant,
en attendant son évaluation plus large dans un essai clinique, cette
molécule coûteuse doit être réservée à des formes sévères de la maladie
n’ayant pas répondu aux autres possibilités thérapeutiques. Il est important
de vérifier l’absence de colonisation broncho-pulmonaire bactérienne
ou fongique (notamment aspergillaire) qui est fréquente dans les formes
pulmonaires évoluées de sarcoïdose. |
| |
 |
Surveillance |
| |
Particulièrement attentive dans les 2 premières années
qui suivent le diagnostic pour : |
| |
évaluer
l'évolution et le pronostic |
| |
déterminer le besoin éventuel d'un
traitement. |
| |
Elle doit durer au moins 3 ans après le diagnostic ou la
fin d'un traitement. |
| |
Rythme |
| |
Patient non traité |
| |
bilan de contrôle tous les 6 mois |
| |
Patient traité |
| |
à 2 mois, pour confirmer la réponse (si
elle n'existe pas, mieux vaut arrêter le traitement, il s'agit sans doute de lésions
anciennes, inactives et irréversibles)
à 6 mois, pour connaître l'effet maximal
au début du sevrage
à la fin du traitement
2 mois après la fin du traitement |
Examens à
pratiquer pour la surveillance |
| |
clinique : toujours
en incluant les autres sites susceptibles d'être atteints
exploration fonctionnelle respiratoire : souvent
spiromètrie
gaz du sang (si troubles des
échanges gazeux initialement)
capacité de transfert du CO
épreuve d'effort
imagerie thoracique : plus rarement
TDM ++ : Protocoles peu irradiants - Pas d'injection
A un an éventuellement ; à la fin du traitement |
| |
Résultats
La plupart des malades asymptomatiques guérissent spontanément. |
| Si rechute objectivée par |
| |
symptômes
radiographies
fonction respiratoire |
reprendre le
traitement au palier précédent avec sevrage plus progressif |
| |
Transplantation
Peut être réalisée mais
- la sarcoïdose peut se développer dans le greffon
- le taux de rejet semble plus élevé dans cette maladie, mais ette donnée
est controversée |
| |
Cas particuliers : indications formelles de la corticothérapie systémique
atteinte myocardique avec |
|
quelquefois anti-arythmiques
pacemaker
transplantation cardiaque si nécessaire et possible |
atteintes du système nerveux central et hypothalamo-hypophysaire |
atteintes rénale, laryngée, rhino-sinusienne symptomatique, oculaire (en échec du traitement local), hépatique sévère, hypercalcémie maligne |
|
atteintes respiratoires : type II / III symptomatique ou anomalie EFR ; type IV encore active, sténose endo-bronchique ou compression bronchique extrinséque |
|
Réf :
ATS/ERS/WASOG Committee. Statement on Sarcoidosis.
Am J Respir Crit Care Med
1999;160:736-55
Baltzan
M, Mehta S, Kirkham TH, Cosio MG. Randomized
trial of prolonged chloroquine therapy in advanced pulmonary sarcoidosis. Am J Respir Crit Care Med
1999;160:192-7
Baughman
RP, Winget DB, Lower EE. Methotrexate is steroid sparing in acute
sarcoidosis: results of a double blind, randomized trial. Sarcoidosis
Vasc Diffuse Lung Dis 2000;17:60-6
Baughman
RP, Lower EE. Infliximab for refractory sarcoidosis. Sarcoidosis
Vasc Diffuse Lung Dis 2001;18:70-4
Baughman
RP, Lower EE, du Bois RM. Sarcoidosis. Lancet 2003;361:1111-8
Baughman RP, Drent M, Kavuru M, Judson MA, Costabel U, du Bois R, Albera
C, Brutsche M, Davis G, Donohue JF, Müller-Quernheim J, Schlenker-Herceg
R, Flavin S, Lo KH, Oemar B, Barnathan ES; Sarcoidosis Investigators. Infliximab
therapy in patients with chronic sarcoidosis and pulmonary involvement.
Am J Respir Crit Care Med 2006;174:795-802
Boeck C. Multiple
benign sarcoid of the skin. J Cutan Genitourin Dis 1899;17:543(50
Chang
B, Steimel J, Moller DR, Baughman RP, Judson MA, Yeager H Jr, Teirstein
AS, Rossman MD, Rand CS. Depression in sarcoidosis. Am J
Respir Crit Care Med 2001;163:329-34
Chappell
AG, Cheung WY, Hutchings HA. Sarcoidosis: a long-term follow up study. Sarcoidosis
Vasc Diffuse Lung Dis 2000;17:167-73
Gibson
GJ, Prescott RJ, Muers MF, Middleton WG, Mitchell DN, Connolly CK,
Harrison BD. British Thoracic Society Sarcoidosis study: effects of
long term corticosteroid treatment. Thorax 1996;51:238-47
Huisman
AM, White KP, Algra A, Harth M, Vieth R, Jacobs JW, Bijlsma JW, Bell DA. Vitamin
D levels in women with systemic lupus erythematosus and fibromyalgia. J
Rheumatol 2001;28:2535-9
Muller-Quernheim
J, Kienast K, Held M, Pfeifer S, Costabel U. Treatment of chronic
sarcoidosis with an azathioprine/prednisolone regimen. Eur Respir
J 1999;14:1117-22
Newman LS, Rose CS, Maier LA. Sarcoidosis. N Eng J Med
1997;336:1224-34
Sharma
OP. Hypercalcemia in granulomatous disorders: a clinical review. Curr
Opin Pulm Med 2000;6:442-7
Shorr
AF, Davies DB, Nathan SD. Predicting mortality in patients with
sarcoidosis awaiting lung transplantation. Chest 2003;124:922-8
Utz
JP, Limper AH, Kalra S, Specks U, Scott JP, Vuk-Pavlovic Z, Schroeder DR. Etanercept
for the treatment of stage II and III progressive pulmonary sarcoidosis. Chest 2003;124:177-85
Zabel
P, Entzian P, Dalhoff K, Schlaak M. Pentoxifylline in treatment of
sarcoidosis. Am J Respir Crit Care Med 1997;155:1665-9 |
A lire
- Apport de l'imagerie dans la sarcoïdose
- MW. Brauner, 2001
|