Embolie pulmonaire |
| Créé le 05/01/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 09/12/2009) |
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Sommaire
- Embolie pulmonaire : épidémiologie
- Embolie pulmonaire : physiopathologie
- Embolie pulmonaire :
facteurs de risque
- Embolie pulmonaire :
clinique
- Embolie pulmonaire :
examens complémentaires
- Embolie pulmonaire :
complications
- Embolie pulmonaire :
traitement
L'embolie pulmonaire s'inscrit dans
le cadre plus général de la maladie thrombo-embolique veineuse
(MTE).
2 critères d'analyse :
étiologie
facteur
de risque transitoire/réversible (environ 40 %)
facteur
de risque permanent (environ 20 %, surtout des cancers)
idiopathique
(30-40%)
extension
distale
: sous-poplitée
proximale
: poplitée et au-dessus
embolie
pulmonaire dont 70 à 90 % sont secondaires à
une thrombose veineuse profonde des membres inférieurs
La MTE fait courir 3 risques
vital immédiat,
moins lié au degré d'obstruction vasculaire qu'à la capacité du coeur droit à
générer une pression suffisante ; c'est pourquoi la défaillance
cardiaque droite est un facteur prédictif plus précis que la sévérité
de l'embolie pulmonaire.
maladie
thrombo-embolique
HTAP
puis coeur pulmonaire chronique post-embolique (rare)
La thrombose veineuse profonde (TVP) est multifactorielle ; la stase veineuse augmente le risque mais un facteur supplémentaire est nécessaire pour que la thrombose se développe.
Le facteur de risque le plus important est l’antécédent de TVP (25 % des cas). Les déficits en protéine C, S et antithrombine III sont présents dans 5 à 10 % des cas.
Le risque est estimé à 15 % pour moins d’une semaine d’alitement, à 80 % après 12 semaines.
On ne peut pas confirmer ou exclure une TVP sur la simple base des critères cliniques.
Une TVP haute partielle peut provoquer un œdème des MI qui doit être différencié d’une insuffisance cardiaque droite, hépatique ou rénale.
Les phlébites superficielles sont souvent associées à des MTE inapparentes.
Malgré une bonne anticoagulation une DVT peut progresser dans environ 10 % des cas.
Embolie
pulmonaire : épidémiologie
L'incidence annuelle
des MTE suspectées cliniquement : 2-3/1000 dans le monde occidental ; elle
augmente avec l'âge (de 0,01% chez l'adulte jeune à > 1 % au-delà de 60
ans)
1/3
est détecté
1/3 a une embolie pulmonaire
Le
taux de mortalité à 1 an varie de
28 %
si on inclut les malades atteints de cancer à
2 %
si on les exclut
25% des embolies pulmonaires non traitées décèdent
traitement obligatoire
La
mortalité dépend du terrain sous-jacent et de la tolérance hémodynamique
Le taux de morts évitables est estimé à 27-68 % des séries autopsiques
On distingue 2 groupes d'embolie
pulmonaire
Embolie pulmonaire massives : choc cardiogénique et/ou
hypotension (PA systolique < 90mmHg ; chute de PA
40mmHg pendant plus de 15 min sans épisode arythmique, hypovolémie ou septicémie
; marbrures, refroidissement des extrémités, troubles de la conscience ; oligurie
; confusion mentale ; syncope inaugurale) ; la défaillance cardiaque droite
initie un cercle vicieux : augmentation de la demande cardiaque en oxygène,
ischémie myocardique (quelquefois infarctus), diminution de la pré-charge
cardiaque gauche, incapacité à maintenir l'index cardiaque et la pression
artérielle.
Embolie pulmonaire non massives avec un sous-groupe
: EP sub-massive (signe échocardiographique ou scannographique de dilatation
et d'hypokinésie
ventriculaire droite)
Embolie
pulmonaire : facteurs de risque
Ces
facteurs de risque sont synergiques
Embolie
pulmonaire : clinique
Fréquence des symptômes et signes cliniques
dans l'embolie pulmonaire (données de l'étude PIOPED)
| |
Patients* |
Patients sans ATCD cardio-pulmonaires |
| |
EP confirmée
(n = 260)
(%) |
EP confirmée
(n = 117)
(%) |
EP non confirmée
(n = 248)
(%) |
Symptômes |
|
|
|
Dyspnée |
79 |
73 |
72 |
Douleur pleurale |
58 |
66 |
59 |
Toux |
40 |
37 |
36 |
dème des MI |
30 |
28 |
22 |
Douleur des MI |
27 |
26 |
24 |
Hémoptysie |
16 |
13 |
8 |
| |
|
|
|
Signes |
|
|
|
Râles |
59 |
51 |
40** |
Tachycardie |
28 |
30 |
24 |
Galop |
27 |
24 |
14** |
Éclat
de B2 |
21 |
23 |
13 |
TVP |
15 |
11 |
11 |
EP : embolie
pulmonaire ; ATCD : antécédents ; MI : membres inférieurs
* Patients avec ou sans antécédents cardio-pulmonaires
** p < 0.05
Les erreurs diagnostiques sont
aussi fréquentes par excès que par défaut et ce diagnostic, à part les cas
caricaturaux, est très difficile.
Dans l'étude PIOPED, aucun des signes cliniques ou complémentaires (biologie,
imagerie, ECG) ne permettaient, seuls ou associés, d'affirmer le diagnostic
d'embolie pulmonaire même chez les malades sans antécédents
cardio-respiratoires
nécessité d'établir une probabilité clinique
(scores).
ces
scores ont été définis à partir de populations "ambulatoires" ; leur utilisation
doit donc être prudente chez des patients hospitaliésés.
Ces symptômes et
signes sont utiles au diagnostic d'autant plus qu'ils sont groupés et apparaissent dans
un contexte de stase veineuse (chirurgie, accouchement, immobilisation,
phlébite, trouble
de la coagulation...).
| 95 %
des patients atteints d'embolie pulmonaire se présentent
selon l'un des 3 tableaux suivants |
|
infarctus
pulmonaire : 65 % des patients sans antécédents cardio-pulmonaires |
|
dyspnée
isolée : 22 % |
|
cur
pulmonaire aigu : 8 % |
Fréquence des symptômes et signes
cliniques suivant la présentation clinique dans l'embolie pulmonaire
|
Infarctus pulmonaire
(n = 119)
(%) |
Dyspnée isolée
(n = 31)
(%) |
Symptômes |
|
|
Dyspnée |
72 |
100 |
Douleur pleurale |
97 |
0 |
Toux |
44 |
35 |
dème des MI |
28 |
39 |
Douleur des MI |
25 |
32 |
Hémoptysie |
21 |
0 |
| |
|
|
Signes |
|
|
Tachypnée |
71 |
65 |
Râles |
56* |
19 |
Tachycardie |
24** |
45 |
Éclat
de B2 |
27 |
32 |
TVP |
9 |
10 |
MI : membres inférieurs ; TVP : thrombose
veineuse profonde
* p < 0.02
** p < 0.001
On peut aussi distinguer
Embolie
massive : dyspnée, cyanose, collapsus, choc
Embolie
de moyenne importance : douleur, hémoptysie, dyspnée, épanchement pleural
Embolie
peu importante mais répétée : dyspnée progressive, malaises, fébricule
Score pronostique
(mortalité à 30 jours et complications) suivant la présentation
clinique dans l'embolie pulmonaire (Pulmonary Embolism
Severity Index - PESI - Aujesky, 2005)
| Caractéristiques démographiques |
|
| âge |
âge en années |
| sexe masculin |
+ 10 |
| |
|
| Co-morbidités |
|
| cancer |
+ 30 |
| insuffisance cardiaque |
+ 10 |
| maladie respiratoire chronique |
+ 10 |
| |
|
| Signes cliniques |
|
| pouls ³ 110/min |
+ 20 |
| pression artérielle systolique < 100 mmHg |
+ 30 |
| fréquence respiratoire ³ 30/min |
+ 20 |
| température < 36° C |
+ 20 |
| altération de l'état mental |
+ 60 |
| saturation O2 < 90 % |
+ 20 |
classe I : £ 65,
risque très faible ; classe II : 66 - 85, risque faible ; classe
III : 86 - 105, risque intermédiaire ; classe IV : 106 - 125,
risque élevé ; classe V : > 125, risque très élevé. |
Au total
L'embolie pulmonaire
a de nombreuses présentations cliniques
Une
suspicion clinique raisonnable est nécessaire pour éviter de passer à coté
du diagnostic
Les
tests de première ligne (ECG, RT, Gds) permettent d'évaluer la probabilité d'embolie
pulmonaire et l'état général du patient
Embolie
pulmonaire : examens
complémentaires
Radiographie thoracique |
|
|
normale dans 25 % des cas (Elliott CG.) ;
atélectasie en bande ; épanchement pleural isolé ; ascension d'une
coupole diaphragmatique ; opacité liée à l'infarctus pulmonaire (dyspnée brutale
+ RT normale = embolie ?) ; oligémie ; élargissement d'une artère
pulmonaire |
| |
exclut d'autres
diagnostics différentiels : pneumonie, pneumothorax, fracture de cote |
| |
ECG |
| |
normal dans 20 % des cas ; tachycardie sinusale ; coeur pulmonaire aigu
(S1Q3 ; T négatif de V1 à V3 ; déviation axiale droite ; BBDt) ;
fibrillation auriculaire |
| |
exclut
: infarctus du myocarde, péricardite aiguë |
| |
Gaz du sang |
normaux dans 12 à 26% des cas
; embolie
massive : hypoxémie sévère, hypocapnie, acidose
moyenne : hypoxémie, hypocapnie, pH équilibré
petite, répétitive : pO2 et pCO2 normaux ou abaissés, pH
équilibré |
|
|
D-dimères normaux (méthode ELISA) |
|
valeur
prédictive négative : 98 % |
| Les
D-dimères peuvent aussi être augmentés par les infections, les maladies
inflammatoires, le cancer, la grossesse qui sont aussi des facteurs de
risque de MTE. |
| |
Marqueurs
cardiaques :
troponine
: indicateur sensible de la souffrance myocardique ; retrouvée positive
chez 10 à 50 % des malades avec EP ; très forte valeur prédictive négative
(97 à 100 %) de complication ou de décès en phase aiguë
; faible valeur prédictive positive de complicatrion ou de décès d'autant
plus que l'élévation peut se faire après 6 à 12h ; il faut donc les répéter
à H24 pour avoir une bonne évalution du risque.
peptide natriurétique
B : marqueur de la distension des cellules myocardiques ;
indicateur sensible de l'activation neuro-hormonale liée au trouble fonctionnel
ventriculaire ; mauvaise capacité à prédire les complication et la mortalité
en phase aiguë ; difficulté de définir un seuil séparant le résultat "positif"
du "négatif". |
| |
Échographie Doppler des MI |
|
forte valeur prédictive positive ; mais un écho-Doppler normal n'exclut
pas l'embolie pulmonaire |
| |
patients symptomatiques suspects de thrombose veineuse profonde : sensibilité = 97 % ;
spécificité = 94 % pour les TVP proximales (fémorales, poplités) ; pour les
TVP distales, si la spécificité reste bonne, la sensibilité est plus basse
(70 %) |
| |
patients asymptomatiques suspects d'embolie pulmonaire
:
TVP proximale retrouvée à l'échographie (sensibilité = 60% ; spécificité
= 95%) : le diagnostic d'embolie pulmonaire doit être
retenu a priori et le traitement mis en place
TVP distale retrouvée à l'échographie : risque de "surtraitement"
; rechercher l'embolie pulmonaire |
| |
devant une suspicion de TVP, il est souvent difficile de distinguer entre
une TVP aiguë récente et les séquelles d'une TVP antérieure. |
| |
Échographie cardiaque |
| diagnostic rapide de
la gravité de l'embolie pulmonaire (permet d'évaluer
la dilatation des
cavités droites, l'HTAP, le thrombus) ; exclut d'autres diagnostics :
choc cardiogénique d'autre origine, dissection aortique |
| |
Scintigraphie
ventilation/perfusion |
| |
forte valeur prédictive positive si plus de 2 défects de
perfusion sans défect de ventilation |
| |
forte
valeur prédictive négative si absence de défects de perfusion
(risque d'avoir une embolie : 0,2%) |
| |
peu utile chez le malade ayant des antécédents
broncho-pulmonaires. |
| |
Angioscanner
|
|
examen de référence ; sensibilité et spécificité :
environ 90% ; valeur prédictive négative : 99 % ; plus efficace pour
les atteintes lobaires que segmentaires (visualisation
du thrombus après
injection) ; peu performant pour les embols distaux mais il est possible
que la signification clinique de ces atteintes sous-segmentaires soit négligeable
: l'arrêt d'une anticoagulation sur la base d'un angio-TDM normal ne permet
d'observer qu'un taux faible de récidives, pas supérieur aux contrôles
historiques avec phlébographie.
On réalise quelquefois des coupes tardives (2 à 4 min) permettant une phlébographie
du pelvis et des membres inférieurs.
|
| |
Angiographie
pulmonaire |
| gold standard, mais doit être réservée à
des patients chez lesquels les autres méthodes ont laissé un
doute |
| |
IRM |
| en cours d'évaluation |
| |
| A part les D-dimères et la
scintigraphie, un examen négatif ne permet pas d'éliminer le
diagnostic. |
Précision des tests
diagnostics dans l'embolie pulmonaire
| test |
sensibilité % |
spécificité % |
| D-dimère |
90-99 |
40-60 |
| Échographie |
35 |
99 |
| Scintigraphie V/P |
98 |
10 |
| Angioscanner |
57-100 |
78-100 |
| Angiographie |
98 |
94-98 |
Le choix des tests diagnostiques dépend des moyens disponibles,
de l'état du malade, de sa fonction rénale, de l'exposition aux radiations.
Diagnostic différentiels
Ils sont très nombreux : crise d'asthme,
pneumopathie, cancer bronchique, spasme oesophagien, crise d'angoisse, infarctus
du myocarde, dissection aortique
importance de la stratégie diagnostique
Stratégies diagnostiques
suspicion
d'embolie pulmonaire non massive chez le malade ambulatoire
suspicion
d'embolie pulmonaire non massive chez le malade hospitalisé
la forte prévalence d'affections augmentant les D-dimères
rend ce test inopérant
angioscanner est indiqué d'emblée
suspicion
d'embolie pulmonaire massive
diagnostics différentiels : choc cardiogénique, tamponnade,
dissection aortique
test le plus utile : échocardiographie,
mais aussi la mesure des enzymes cardiaques et du BNP ; l'angio-TDM permet de
visualiser le trouble fonctionnel du coeur droit et le degré d'obstruction vasculaire.
Embolie pulmonaire : complications
infarctus
pulmonaire
épanchement
pleural : observés chez envison 30 % des malades atteints d'embolie pulmonaire ; à liquide clair, séro-hématique
récidive
mort
subite
à
long terme, HTAP
Embolie
pulmonaire : traitement
A/ Suspicion/confirmation
: URGENCE
: risque vital
immédiat
1/ Evaluer le risque : Situation hémodynamique ?
stable, risque faible : anticoagulation seule
instable, risque élevé : thrombolyse, embolectomie chirurgicale ou par radiologie interventionnelle (cathéter) en cas de contre-indications à la fibrinolyse (accident vasculaire cérébral récent ou suspecté, traumatisme cranien ou neuro-chirurgie dans les 2 derniers mois, hémorragie interne majeure dans les 6 derniers mois, HTA non contrôlée, coagulopathie, chirurgie majeure dans les 10 derniers jours, grossesse, anévrysme de l'aorte, rétinopathie hémoragique)
Mesures
scores
cliniques : cancer, insuffisance cardiaque, thrombose veineuse antérieure,
hypotension, hypoxémie, thrombose veineuse au Doppler
échocardiographie
troponine
élevée
2/ Traiter
a. pendant l'épisode aigu
Hospitalisation
Oxygénothérapie
adaptée
Traitement
anti-coagulant : débuté dès la
suspicion du diagnostic
Héparinothérapie
intraveineuse
Héparines
de bas poids moléculaire, fondaparinux :
recommandés dans les embolies
non
massives
Mobilisation précoce recommandée
Contention veineuse
Si embolie
pulmonaire massive (avec instabilité hémodynamique : hypotension, signes de choc), soins
intensifs
et
ajouter
support
hémodynamique (macro-molécules
± inotropes positifs intra-veineux)
fibrinolyse :
impératif en cas de choc (PA
systolique < 90
mmHg ; marbrures, refroidissement des extrémités, troubles de la conscience)
; désobstruction artérielle pulmonaire
plus rapide
envisager : embolectomie sous circulation
extra-corporelle
Fonction
rénale : clairance de la créatinine
< 30
mL/min : contre-indication : enoxaparine,
fondaparinux ; HNF possibles
b. en phase post-critique
Le
traitement anticoagulant oral (anti vitamine K) doit être initié très tôt (dès le premier
jour)
Le
traitement héparinique peut être arrêté à 5 jours si l'INR a atteint le taux de 2
à 3 pendant 2 jours consécutifs
Contention
élastique 24h/24
Mobilisation précoce recommandée
La durée de séjour optimale
n'est pas connue mais il semble qu'une durée de séjour très courte (4 jours ou
moins) s'accompagne d'une mortalité à 30 jours plus élevée (Aujesky, 2008)
Bilan étiologique au décours d'un premier épisode
d'embolie pulmonaire
On
pourra rechercher
les facteurs précédents
les facteurs
de risque
Rechercher
des anomalies de la coagulation chez les patients comme chez les proches n'a pas
fait la preuve de son utilité.
Cas particulier
Hypertension artérielle pulmonaire sur maladie thrombo-embolique
Embolie
pulmonaire chez la femme enceinte
Maladie thrombo-embolique veineuse et cancer bronchique
B/ Prophylaxie
En
fonction des facteurs de risque
SC,
HBPM, fondaparinux (Dentali, 2007 ; Mismetti, 2000)
Fonction
rénale : clairance de la créatinine
< 20 mL/min : contre-indication fondaparinux
; enoxaparine
et HNF possibles
Bas de contention
(Amarigi, 2000)
En savoir plus...
Pronostic
Embolie
massive
: mauvais ; 20-40% de survie
moyenne
: bon
petite
: bon mais risque de développer une HTAP
Le
risque de mortalité est surtout lié à l'erreur diagnostique ; il existe des scores
permettant de distinguer les patients à risque de mortalité faible (Aujesky,
2007)
Penser à l'embolie
pulmonaire c'est adopter le diagnostic et donner des anticoagulants,
jusqu'à preuve du contraire
Recommandations
de la British Thoracic Society
Cas particulier de la maladie veineuse thrombo-embolique
chez les malades atteints de cancer (Noble, 2008) Les héparines de bas poids moléculaire à pleine dose
et au long cours devraient être le traitement de choix pour la prophylaxie
secondaire de la maladie veineuse thrombo-embolique chez tout malade cancéreux
quels que soient le stade, le performance status ou le pronostic (grade A,
niveau 1b)
Les
patients devraient rester sous anticoagulants pendant au moins 6 mois après
un premier épisode thrombo-embolique. Cependant, du fait de la tendance
thrombo-embolique des patients avec un cancer incurable, une anticoagulation
permanente devrait être envisagée (grade B, niveau 1b)
Les
anti-vitamines K (Warfarine) ne sont pas recommandés chez les patients
avec une maladie extensive ou métastatique ou un performance status faible
ou un mauvais pronostic (grabe B, niveau 1b)
Pour
les patients considérés comme à fort risque de saignement (maladie extensive,
métastase cérébrale) on doit envisager une dose pleine d'héparine de bas
poids moléculaire pendant 7 jours suivi d'une dose plus faible fixe au long
cours (grade B, niveau 2b)
Pour
les patients avec des contre-indications aux anti-coagulants, un filtre cave
doit être envisagé (grade C, niveau 3)
|
Réf :
Amaragiri SV, Lees TA. Elastic compression stockings for prevention of
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Aujesky D, Obrosky S, Stone RA, Auble TE, Perrier A, Cornuz J, Roy PM,
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Task Force Report.
Guidelines on diagnosis and management of acute
pulmonary embolism. Chairman : Torbicki A. Eur Heart J 2000;21:1301-36 |
A lire
- Actualités et perspectives
des nouvelles techniques d'imagerie dans le diagnostic de l'embolie pulmonaire
- F. Laurent, V. Latrabe - 1998
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