Exploration Fonctionnelle Respiratoire (EFR) |
| Créé le 29/02/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 22/12/2008) |
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Sommaire
Fonction respiratoire
L'exploration fonctionnelle respiratoire a 4 objectifs
diagnostic (ex : définition de la BPCO : VEMS/CV < 70 %)
évaluation
de la sévérité (ex : BPCO : classification GOLD)
évaluation
du pronostic
suivi
de l'évolution de la maladie respiratoire
Elle doit être précoce car
la connaissance par le malade de "ses chiffres" est le début
de son éducation thérapeutique et souvent un fort encouragement
au sevrage tabagique.
L'exploration fonctionnelle respiratoire a pour but
d'étudier
les débits bronchiques
les volumes
pulmonaires
les échanges gazeux.
La connaissance de l'état de la fonction ventilatoire permet de comprendre
les raisons d'une anomalie des échanges gazeux et d'envisager la prévention
d'une dégradation
éventuelle.
La qualité des échanges gazeux au repos ne présage pas
de l'absence d'anomalie à l'exercice ou pendant le sommeil.
Débits ventilatoires forcés
Courbe
débit-volume
Cet examen permet d'avoir une connaissance précise des débits
bronchiques mais, chez le médecin et à un instant donné.
Le Pico-6 est un appareil très simple d'utilisation qui mesure le rapport du volume expiré en une seconde / le volume expiré en 6 secondes ; le résultat est souvent une bonne approximation du rapport VEMS/CVF qui permet de définir un syndrome obstructif.
Débit-métrie
de pointe
Cet examen permet d'avoir une connaissance simplifiée des débits
bronchiques mais, il peut être répété, exécuté par
le malade à domicile dans sa vie quotidienne.
Ces deux examens se complètent
Volumes pulmonaires : La
spirométrie
| Méthodes |
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Pléthysmographie corporelle totale |
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méthode de référence qui permet de mesurer la totalité des volumes et capacités pulmonaires. |
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Dilution
à l'Hélium
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utilisée
dans les contre-indications de la pléthysmographie corporelle totale
(exemple : traumatismes, claustrophobie ...)
inconvénient
: le volume mesuré ne correspond qu'au volume de dilution de l'Hélium, donc
au volume ventilé. De ce fait, il y a un risque de sous-estimation chez les
sujets avec obstruction bronchique. |
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| Résultats |
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Capacité pulmonaire totale (CPT) |
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Volume gazeux présent dans le poumon à la fin d'une
inspiration complète
Valeur théorique
Homme = (7,992 x H) - 7,081
Femme = (6,602 x H) - 5,791
H = Taille en mètres |
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Volume
courant (VT) |
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Volume gazeux
inspiré ou expiré au cours du cycle ventilatoire |
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Capacité
vitale (CV) |
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Volume gazeux mobilisé entre les positions d'inspiration
complète et d'expiration complète |
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2
méthodes de mesure
capacité vitale
lente (CVL)
capacité
vitale forcée (CVF) : elle intègre la compression dynamique des bronches
et peut être plus basse que la CVL. CVF est donc toujours à CVL. Dans le cas contraire, l'examen doit être considéré comme de
mauvaise qualité.
Chez un sujet normal : CVF = CVL .
Lorsque CVF < CVL cela traduit une obstruction distale.
Le vrai rapport de Tiffeneau est : VEMS/CVL
Valeur théorique de CVF:
Homme = (5,757 x H) - (0,026 x A) - 4,345
Femme = (4,426 x H) - (0,026 x A) - 2,887
H = Taille en mètres
A = Age en années |
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Capacité résiduelle fonctionnelle (CRF) |
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Volume gazeux présent dans le poumon et les voies aériennes
au niveau moyen de la fin d'expiration |
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Volume de réserve expiratoire (VRE) |
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Volume maximal qu'il est possible d'expirer en partant
du volume courant |
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Volume de réserve inspiratoire (VRI) |
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Volume maximal qu'il est possible d'inspirer en partant
du volume courant
Le rapport VRI/CPT est un facteur de risque indépendant de mortalité chez
les patients BPCO |
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Volume
résiduel (VR) |
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Volume gazeux restant dans le poumon à la fin d'une
expiration complète (volume non mobilisable) |
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La
mesure des volumes permet de définir |
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le syndrome
restrictif |
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l'hyperinflation
(distension)
On distingue 2 types de distension :
-
statique, observée pendant la respiration de repos chez le patient emphysémteux
- dynamique qui peut se constituer de 2 manières
active, observée dans l'asthme, avec contraction des muscles inspiratoires avant que l'expiration ne soit terminée
passive, observée dans la BPCO (exacerbation, hyperventilation à l'exercice), avec augmentation du volume courant et raccourcissement du temps expiratoire rendant impossible le retour du volume pulmonaire à sa valeur d'équilibre pendant l'expiration. On observe ce phénomène chez les patients avec une capacité de diffusion du CO plus basse, des anomalies plus importantes des petites voies aériennes et une hypeventilation à l'exercice plus importante.
Il existe une corrélation négative entre la capacité inspiratoire de repos et l'importance de la distension à l'exercice.
A mesure que la distension dynamique se forme, la respiration devient plus superficielle et rapide, juqu'à un plafond ; plus la distension est importante au repos, plus bas sera le niveau de ventilation auquel le plateau de volume courant apparaîtra.
De petites améliorations de la capacité inspiratoire conduisent à des améliorations cliniquement significatives de la dyspnée et de la tolérance à l'exercice chez les patients BPCO modérés à sévères.
L'oxygénothérapie réduit la fréquence respiratoire à l'exercice et la vitesse de constitution de la distension dynamique ; cette amélioration de la dyspnée est, sans doute, aussi due à des changements cardio-vasculaires, musculaires et métaboliques induits par l'oxygène.
Les bronchodilatateurs améliorent la vidange alvéolaire et diminuent le volume résiduel et le volume de fin d'expiration.
La chirurgie de réduction de volume pulmonaire améliore les débits expiratoires. |
Réf :
O'Donnell DE. Implications cliniques de la distension thoracique, ou quand la physiopathologie change la prise en charge thérapeutique. Rev Mel Respir 2008;25:1305-18 |
Méthode
d'analyse
Réactivité
bronchique
Echanges gazeux
Tests
d'exercice
Autres
techniques
Applications
Pathologies bronchiques (BPCO, asthme)
Pathologies pulmonaires (Pneumopathies
infiltratives, fibrose)
Exercices
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