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ACTUS

 Cancer bronchique non à petites cellules - stade IIIA-N2 - Le point sur le traitement en 2007, Dr. JM. Vernejoux, Service des maladies respiratoires, CHU Bordeaux.
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La prochaine webconférence de cancérologie thoracique (Web'RCP) aura lieu le 18 décembre à 15h : discussion de cas cliniques et d'articles scientifiques.
La revue de Respir : e-Revue mensuelle consacrée aux maladies respiratoires.
Le n° 20 (Décembre 2008) est en ligne.
 Où partiriez-vous en vacances ? Enquête réalisée par Holyvac en partenariat avec la FFAAIR et respir.com.

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Elle permet d'accéder à la formation santé et à la bibliographie, de recevoir la revue de respir et d'être informé de l'actualité liée aux maladies respiratoires.

REMERCIEMENTS - Collaborateurs de respir

Nous remercions pour leur récente contribution : Dr. F. Barlesi et Dr. L. Greillier (Biothérapies) ; Pr. M. Fayon (Bronchiolites) ; Pr. JC. Meurice (SAOS) ; Dr. A. Tsicopoulos (Lymphocytes) ; Pr. P. Diot (Aérosolthérapie par nébulisation) ; Pr. A. Didier et Dr. G. Prévot (Sarcoïdose).

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Pathologie respiratoire du sommeil
Le syndrome des apnées/hypopnées du sommeil
Syndrome d'apnées/hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS)
En savoir plus...

Créé le 07/07/2000 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 30/04/2008)
Révisé le 30/04/2008 JC. Meurice  
     

Point_v.gif (865 octets)APNÉE OBSTRUCTIVE = interruption du flux aérien avec persistance des mouvements respiratoires thoraco-abdominaux
Point_v.gif (865 octets)HYPOPNEES = réduction du flux aérien de plus de 50 %, ou inférieur à 30 % mais associée à une désaturation ou à un micro éveil
Le SAHOS se définit par une fréquence d’apnées et d’hypopnées supérieure à 5 – 10 /h

Le plus fréquent
Obésité ou surcharge pondérale

Clinique

Les apnées du sommeil sont largement non reconnues et non diagnostiquées, du fait de la variété des plaintes et de la multiplicité des diagnostics différentiels.

Symptômes : NOCTURNES et DIURNES
Nocturne 
Ronflements +++
Pauses respiratoires notées par le conjoint (associées aux ronflements : sensibilité : 78 % ; spécificité : 67 %)
Réveils avec accès de panique et blocage respiratoire durant quelques secondes à différencier de :
 

dyspnées nocturnes paroxystiques de l'insuffisance cardiaque gauche, de la crise d'asthme, du stridor laryngé et de la dyspnée de Cheyne-Stokes qui durent généralement plus longtemps et sont accompagnées des stigmates de leur maladie d'origine

Troubles de l'endormissement, somnambulisme
Énurésie, polyurie
Troubles du rythme cardiaque
Diurne 
Somnolence +++
il faut différencier l'"urgence" de sommeil et les autres formes de fatigue
Altération des fonctions supérieures
Céphalées matinales
Asthénie matinale > asthénie vespérale
Troubles sexuels
HTA
Réf :
Peppard PE. et al : Prospective study of the association between sleep-disordered breathing and hypertension. N Eng J Med 2000;342:1378-84

Score de somnolence d'EPWORTH
Il a l'avantage d'être simple.
Il a l'inconvénient d'être soumis à la mauvaise perception que peut avoir le malade de son état.
Il est intéressant pour juger de l’évolution de la somnolence diurne sous traitement, pour un patient donné.

Il existe des tests objectifs plus difficiles à réaliser : tests itératifs de délai d'endormissement (multiple sleep latency test), test de maintien d'éveil ("maintenance of wakefullness test"), test d'Osler.

Si on observe
Cyanose
Hypoventilation alvéolaire
Insuffisance cardiaque droite ... sans maladie respiratoire
 
pathologie respiratoire différente (BPCO, Syndrome d’obésité – hypoventilation) éventuellement associée à un SAHOS

"Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites"  

Diagnostics différentiels
Insomnie
Hypersomnie
    narcolepsie
    hypersomnie idiopathique
    hypersomnies récurrentes
Syndrome d'impatience et de mouvements périodiques des membres
Parasomnie (somnambulisme, terreurs nocturnes)
Troubles du rythme circadien
    retard de phase : impossibilité de s'endormir avant 2h du matin,
    avance de phase : endormissement très précoce, réveil dans la nuit

Diagnostic
L'enregistrement polysomnographique (PSG) est l'examen de référence.
Il permet de :
  analyser l'architecture du sommeil,
  mesurer le nombre et la durée des micro-éveils,
 

mesurer le nombre, la durée et le type (central ou obstructif) des apnées et hypopnées définition de l'index d'apnées/hypopnées (AHI) ; mais cet index est mal corrélé avec l'hypersomnolence diurne, augmente avec l'âge et ne prédit pas la morbi-mortalité à court et long terme,

mesurer l'importance et la fréquence de la chute de la saturation en oxygène (temps passé en dessous de 90 % de saturation ou 4 % de désaturation),

analyser les troubles du rythme et de la fréquence cardiaque.
Mais c'est un examen lourd, contraignant pour le malade et long à interpréter pour le médecin.
  
Indications :
Confirmer le diagnostic et mesurer la sévérité d'un SAS
  Nécessaire si
  l'index d'apnée et d'hypopnée, mesuré par une polygraphie ventilatoire ne comportant pas les enregistrements électro-encéphalographique, électro-myographique, et électro-oculographique est inférieur à 30/h et en discordance avec la symptomatologie clinique, ou en cas de doute sur l'existence d'une autre pathologie du sommeil
   
Inutile, par contre si
  ronflement en apparence isolé ou obésité, sans autre symptôme,
  index d'apnée et d'hypopnée, mesuré par une polygraphie simplifiée, supérieur à 30/h
  
Des systèmes portables (polygraphie ventilatoire [PV] ou PSG) ont été développés pour pallier les inconvénients de la polysomnographie au laboratoire.
  
Les systèmes portables ont 2 intérêts :
monitorage thérapeutique permettant de s’assurer de l’efficacité du traitement par PPC
diagnostic positif remplaçant la PSG au laboratoire de sommeil : quantification des apnées/hypopnées en les rapportant au temps total de sommeil (PSG) ou au temps total d'enregistrement (répondre aux exigences de la prise en charge).

Pour dépister les apnées obstructives seuls les mouvements respiratoires et le débit oro-nasal sont nécessaires en association avec l'oxymétrie nocturne.

Avantage : étudier le patient dans son milieu de vie, dans son propre lit.

La polygraphie ventilatoire peut aussi être utile dans les circonstances suivantes :

Broncho-pneumopathie chronique obstructive avec
        - hypertension artérielle pulmonaire, insuffisance cardiaque droite, polyglobulie malgré une PaO2 > 60mmHg
Syndrome obésité-hypoventilation alvéolaire (hypoxémie-hypercapnie) avec ou sans retentissement cardiaque droit, en particulier lorsqu'existent des signes cliniques évocateurs d'apnées : somnolence diurne, asthénie, perturbations du sommeil, céphalées matinales
Hypoventilation alvéolaire de type central
        - PaCO2 > 45mmHg, polyglobulie, hypertension artérielle pulmonaire, et les signes évocateurs d'apnées : somnolence diurne, asthénie, perturbations du sommeil, céphalées matinales

 

Réf :
Listro G et al. Diagnostic des troubles respiratoires nocturnes. Revue des systèmes portables de dépistage. Analyse et critique des différents signaux polysomnographiques. Rev Mal Respir 1998;15:733-41

Traitement du SAHOS

Bilan préalable
- Démonstration de l'altération de la vigilance par un outil validé (échelle d'Epworth)
- Recherche de comorbidités cardio-vasculaires et métaboliques
- Enregistrement diagnostique au cours du sommeil
- Proposition de traitement par PPC si IAH > 30
- Bilan morphologique avec : examen ORL comprenant naso-pharyngoscopie (éventuellement associé à une céphalométrie)
- Confrontation médico-chirurgicale et si possible psychologique
- Information du malade

Médical
  Mesures générales :
   
"Hygiène de nuit" = supprimer sédatifs, hypnotiques, alcool
   
Amaigrissement (indications pour chirurgie bariatrique si IMC > 40 kg/m2)
   
Traitement positionnel afin d’éviter le décubitus dorsal
   
Traitement d'une affection endocrinienne associée (acromégalie, hypothyroidie)
  Pression Positive Continue par voie nasale : +++
   
Traitement le plus efficace
   
Education nécessaire
   
Utilisation en mode constant (Pression efficace constante réglée sur la disparition des apnées, des hypopnées et des ronflements) ou en mode autopiloté permettant des variations spontanées du niveau de pression en fonction de la présence des troubles respiratoires nocturnes)
Utilisation régulière toutes les nuits au minimum 5 à 6 h par nuit
  Médicaments :
   
Pas de médicament efficace
  Orthèses d’avancement mandibulaire
   
Efficacité reconnue, en particulier pour SAHOS modérés. Nécessité d’une sélection des patients. Degré d’avancée mandibulaire contrôlé pour efficacité et tolérance
Réf :
Petitjean T. et al. Orthèses d'avancement mandibulaires utilisées comme traitement du syndrome d'apnée obstructive du sommeil. Rev Mal Respir 2000;17:3S69-3S79
 
Chirurgical
Indications très prudentes +++
Soit résection d'un site obstructif évident : (hypertrophie amygdalienne ++)
Soit UVULO-PALATO-PHARYNGO-PLASTIE
     principe = exérèse du tissu vélo-pharyngé en excès
     indications prudentes
 

A lire

- Syndrome d'apnées obstructives du sommeil - A. Taytard, 1999
- Actualité du diagnostic et du traitement du syndrome d'apnées obstructives du sommeil
- JC. Meurice, 2000

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