Embolie pulmonaire Recommandations de la British Thoracic Society |
| Créé le 21/07/2003 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 26/04/2004) |
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Sommaire
- Clinique
- D-dimères
- Imagerie
- Embolie pulmonaire massive
- Traitement
- Autres
Clinique
Devant
tout patient avec une suspicion d'embolie pulmonaire (EP), la probabilité clinique
doit être évaluée et documentée (C)
Une
explication clinique alternative doit toujours être envisagée et recherchée
quand l'EP est exclue (C)
D-dimeres
Une
mesure des D-dimeres doit toujours être envisagée après l'évaluation de la
probabilité clinique (B)
Il
n'y a pas lieu de mesurer les D-dimeres chez les patients ayant une forte
probabilité clinique de EP (B)
Une
mesure de D-dimeres négative exclut EP chez les patients ayant une probabilité
basse ou intermédiaire ; ces patients ne nécessitent pas d'imagerie à la
recherche de thrombo-phlébite (B)
Imagerie
L'angio-scanner
est aujourd'hui l'examen de référence pour les EP non massives (B)
Les
patients qui ont un angio-scanner de bonne qualité négatif ne nécessitent ni
davantage d'investigations ni traitement pour leur EP (A)
La
scintigraphie pulmonaire
peut être considérée comme un examen de première intention si
-on peut la réaliser facilement sur le site
-la radiographie thoracique est normale
-il n'y a pas de co-morbidité cardio-pulmonaire
significative
-sa méthode a été standardisée
-un résultat non concluant est toujours suivi
d'investigations complémentaires (B)
Quand
la scintigraphie pulmonaire est normale, EP peut être exclue (B) mais une
minorité significative de fortes probabilités sont des faux positifs (B)
Chez
les patients avec thrombose veineuse périphérique clinique concomitante, le
Doppler des membres inférieurs est un examen de première intention souvent
suffisant pour confirmer la thrombo-embolie (B)
On
ne peut pas s'appuyer sur un seul Doppler veineux des membres inférieurs normal
pour exclure une thrombose périphérique infra-clinique (B)
Embolie pulmonaire massive
Angio-scanner
ou échocardiographie diagnostiquent de façon fiable l'EP massive clinique (B)
La
thombolyse est le traitement de première ligne de l'EP massive (B) et peut
être instituée sur une base clinique seule si l'arrêt cardiaque est imminent
(B) ; un bolus de 50mg d'alteplase est recommandé (C)
Une
approche invasive (fragmentation du thrombus ; insertion de filtre) peut être
envisagée quand les moyens et l'expérience sont immédiatement présents (C)
Traitement
La
thrombolyse ne doit pas être le traitement de première ligne d'une EP
non-massive (B)
L'héparine
doit être prescrite aux patients avec probabilité clinique intermédiaire ou
forte, avant l'imagerie (C)
L'héparine
non fractionnée doit être envisagée
-en premier bolus
-dans l'EP massive
-quand une réversibilité rapide peut être nécessaire (C)
Sinon
les héparines de bas poids moléculaire doivent être considérées comme
préférables à l'héparine non fractionnée, leur efficacité est
équivalente, leur tolérance et leur facilité d'emploi est meilleure (A)
Les
anti-coagulants oraux ne devraient être débutés qu'après confirmation de la
thrombo-embolie (C)
On
doit rechercher un INR entre 2 et 3 ; quand il est atteint, l'héparine peut
être arrêtée (A)
La
durée standard d'un traitement anti-coagulant est de : 4-6 semaines pour des
facteurs de risque temporaires ; 3 mois pour un premier accident idiopathique ;
au moins 6 mois dans les autres cas. Le risque de saignement doit être comparé
à celui d'une récidive (C)
Autres
L'imagerie
doit être réalisée dans l'heure pour une EP massive et idéalement dans les
24h pour une EP non massive (C)
La
recherche d'une thrombophilie doit être faite chez les patients âgés de moins
de 50 ans avec EP récidivante ou chez ceux avec une histoire familiale de
maladie thrombo-embolique prouvée (C)
La
recherche d'un cancer occulte n'est indiquée que pour les maladies
thrombo-emboliques idiopathiques, quand il est suspecté cliniquement, sur la
radiographie thoracique ou sur les examens sanguins de routine (C)
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Réf :
BTS. British Thoracic Society guidelines for the management of suspected
acute pulmonary embolism. Thorax 2003;58:470-84 |
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