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ACTUS

 Cancer bronchique non à petites cellules - stade IIIA-N2 - Le point sur le traitement en 2007, Dr. JM. Vernejoux, Service des maladies respiratoires, CHU Bordeaux.
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La prochaine webconférence de cancérologie thoracique (Web'RCP) aura lieu le 18 décembre à 15h : discussion de cas cliniques et d'articles scientifiques.
La revue de Respir : e-Revue mensuelle consacrée aux maladies respiratoires.
Le n° 20 (Décembre 2008) est en ligne.
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Nous remercions pour leur récente contribution : Dr. F. Barlesi et Dr. L. Greillier (Biothérapies) ; Pr. M. Fayon (Bronchiolites) ; Pr. JC. Meurice (SAOS) ; Dr. A. Tsicopoulos (Lymphocytes) ; Pr. P. Diot (Aérosolthérapie par nébulisation) ; Pr. A. Didier et Dr. G. Prévot (Sarcoïdose).

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Cancer bronchique Radiothérapie Effets secondaires

Créé le 02/11/1999 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 11/02/2003)
Révisé le 11/02/2003 I. Martel-Lafay  
     

Sommaire

  • Effets secondaires pulmonaires de la radiothérapie
  • Autres effets secondaires

 
Effets secondaires pulmonaires de la radiothérapie
Ils sont de 2 types:
précoces (en 1 à 3 mois après la fin de la RT), touchant le volume pulmonaire traité.
La pneumopathie aiguë radique survient dans 5 à 15% des cas.
potentiellement grave voire mortelle, pouvant évoluer pour son propre compte et dépasser largement le territoire initialement irradié
incidence diminuée avec les techniques modernes d'irradiation (radiothérapie 3D conformationnelle, blocage respiratiore)
Clinique
rarement symptomatique
peut occasionner : dyspnée, toux sèche, fièvre modérée rare sans syndrome infectieux et ne réagissant pas aux antibiotiques
examen clinique pauvre, le plus souvent
Imagerie (TDM thorax)
opacités alvéolaires en verre dépoli initialement dans le champ d'irradiation, pouvant être extensives ensuite.
Diagnostic différentiel
pneumopathie infectieuse
 

tardifs(au moins 3 à 6 mois après la fin des traitements) :
La fibrose pulmonaire survient le plus souvent après une pneumopathie radique aiguë symptomatique ; elle se développe progressivement dans le volume irradié à partir du 6èmemois après l’irradiation.
Il existe une corrélation entre la gravité de la fibrose radique et la gravité de la pneumopathie aiguë qui l’a précédée.
La sévérité des symptômes est fonction du volume irradié, de la dose totale et du fractionnement, et de l’état respiratoire antérieur.
Le risque est plus grand chez les personnes âgées.
Clinique
asymptomatique
insuffisance respiratoire sévère ; elle peut disparaître progressivement
Imagerie (TDM thorax)
fibrose


La BOOP: surtout chez la femme irradiée pour cancer du sein
Clinique
baisse de l'état général ; fièvre
Imagerie
opacités alvéolaires périphériques, migratrices
 
Traitement

Prévention : dosimétrie conformationnelle visant à réduire le volume de poumon irradié ; modalités de fractionnement et de doses optimales, asservissement respiratoire de la radiothérapie

Arrêt de la radiothérapie si symptomes en cours d'irradiation

Corticoïdes à fortes doses (1 à 2mg/kg/j en traitement d'attaque) sont efficaces sur la BOOP, quelquefois efficaces sur les pneumopathies aiguës, inefficaces sur la fibrose

Oxygénothérapie
Autres effets secondaires

Oesophage :
réaction aiguë ; dysphagie douloureuse survenant à partir de la 4ème semaine de RT (environ 40Gy), rarement sévère si RT seule, plus précoce et plus sévère (grade 3-4 avec aphagie totale possible) si radio-chimiothérapie concomitante ; transitoire pendant l'irradiation ; elle est susceptible de participer à la dégradation de l'état général du malade
Traitement symptomatique : IPP, topiques locaux (Gaviscon, ulcar...), anesthésiques de contact (xylocaïne visqueuse), antalgiques
Formes sévères : morphiniques, nutrition entérale par sonde naso-gastrique, ou parentérale, jusqu'à cicatrisation
réaction tardive : altération du péristaltisme voire sténose
Les manifestations tardives s’observent chez moins de 5% des malades avec les doses totales (< 60Gy) et les fractions (2Gy/j) habituellement utilisées.
L’adjonction d’une chimiothérapie augmente la fréquence et la précocité des manifestations tardives.

Cœur :
exceptionnel et se manifestent généralement sous la forme d'une péricardite constrictive qui peut être tardive (> 10 ans)
coronaropathie si le coeur reçoit une forte dose
Moelle épinière :
exceptionnelle si on respecte les doses maximales sur la moelle (40-45Gy) ; se manifestant sous la forme d'une myélopathie
Forme minime : signe de Lhermitte isolé, pouvant régresser
Forme grave : paraplégie
Pas de traitement efficace
 
Facteurs de risque
Liés à l'individu : peu de preuves
Liés à la radiothérapie:
 
dose totale de radiations ionisantes délivrées au parenchyme pulmonaire (fibrose presque toujours présente > 40Gy)
  dose délivrée par fraction (moindre risque si < 2,5Gy/fraction)
Liés aux traitements associés : cytotoxiques (bléomycine, gemcitabine, adriamycine, cyclophosphamide, gemcitabine ...)
Réf:
Crestani B. Complications pulmonaires de la radiothérapie.Encycl Med Chir(Editions scientifiques et médicales Elsevier SAS, Paris), Pneumologie, 6-019-A-60, 2001, 7p
Emami B, Lyman J, Brown A, Coia L, Goitein M, Munzenrider JE, Shank B, Solin LJ, Wesson M. Tolerance of normal tissue to therapeutic irradiation. Int J Radiat Oncol Biol Phys1991;21:109-22
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