BPCO stable Bronchodilatateurs |
| Créé le 08/02/2002 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 17/10/2007) |
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Sommaire
Les
bronchodilatateurs sont le principal traitement symptomatique des BPCO (A).
La voie
inhalée
est la voie d'administration privilégiée, car elle a le meilleur rapport
efficacité/tolérance (A).
Les
2 classes de bronchodilatateurs inhalés sont les b2-mimétiques et les anticholinergiques,
existant sous des formes de courte et longue durée d'action.
Les ß2-mimétiques
et les anticholinergiques
de courte durée d'action sont
utilisés en traitement symptomatique sans qu'il y ait d'avantage clinique
formellement démontré d'une classe par rapport à l'autre. Le choix de la
classe dépend de la réponse individuelle sur les symptômes et les effets
secondaires (C).
Si
la réponse symptomatique à l'une des classes de bronchodilatateur de courte
durée d'action n'est pas satisfaisante, il peut être justifié de changer
de classe ou de l'associer à l'autre classe de bronchodilatateur (C). En
effet, l'absence de réponse aiguë à une classe de bronchodilatateurs n'exclut
une réponse avec une autre classe.
Les
formes combinées de b2-mimétiques
et d'anticholinergiques de courte durée d'action, comparées à chacun des
produits pris séparément à même posologie, améliorent l'efficacité sur les
débits expiratoires sans bénéfice démontré sur les symptômes.
Les
b2-mimétiques
de longue durée d'action ont une efficacité bronchodilatatrice supérieure aux
bronchodilatateurs de courte durée d'action mais avec un bénéfice clinique
inconstant sur la dyspnée et la tolérance à l'effort. Chez les patients
utilisant les bronchodilatateurs de façon pluriquotidienne, il est recommandé
de les prescrire (C).
Réf
:
Actualisation
des recommandations de la Société de Pneumologie de Langue Française
pour la prise en charge de la BPCO. Rev Mal Respir 2003;20:168-8 |
Pas
de différence cliniquement pertinente entre les bronchodilatateurs LA
inhalés
Formotérol, salmétérol et tiotropium peuvent être
utilisés comme traitement bronchodilatateur continu pour soulager les
symptômes des patients ayant une BPCO, lorsque ces symptômes (dyspnée
notamment) persistent malgré l'utilisation pluriquotidienne d'un bronchodilatateur
de courte durée d'action.
Réf :
HAS.
Quelle place pour les bronchodilatateurs LA dans le traitement de la
BPCO. Juin 2007 |
La réponse en aigu du VEMS à un bronchodilatateur ne prédit
pas la réponse au long cours ; elle ne prédit pas non plus la réponse à un
agent bronchodilatateur longue action.
L'évaluation de l'effet d'un bronchodilatateur par la seule
mesure du VEMS n'est peut être pas la meilleure méthode. La mesure des volumes
pulmonaires (hyperinflation) est mieux correlée à la dyspnée et à la capacité
d'exercice.
L'utilité des bronchodilatateurs peut aussi se mesurer au
nombre et à la sévérité des exacerbations.
Ces médicaments peuvent aussi avoir des effets non
bronchodilatateurs
inhibition
de la prolifération des cellules musculaires lisses
inhibition de la libération des médiateurs de l'inflammation
stimulation du transport muco-ciliaire
cytoprotection de la muqueuse respiratoire
atténuation
du recrutement et de l'activation des neutrophiles
effet synergique avec la corticothérapie inhalée
BPCO stable : règle d'utilisation des ß2-adrénergiques
BPCO
stable : règle d'utilisation des anticholinergiques
BPCO
stable : règle d'utilisation des théophyllines
BPCO stable : recommandations de
traitement
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