respir.com
respir.com
 

respir.com
respir.com

ACTUS

 Cancer bronchique non à petites cellules - stade IIIA-N2 - Le point sur le traitement en 2007, Dr. JM. Vernejoux, Service des maladies respiratoires, CHU Bordeaux.
Cette présentation nécessite le plugin Flash Player.
La prochaine webconférence de cancérologie thoracique (Web'RCP) aura lieu le 18 décembre à 15h : discussion de cas cliniques et d'articles scientifiques.
La revue de Respir : e-Revue mensuelle consacrée aux maladies respiratoires.
Le n° 20 (Décembre 2008) est en ligne.
 Où partiriez-vous en vacances ? Enquête réalisée par Holyvac en partenariat avec la FFAAIR et respir.com.

 INSCRIPTION GRATUITE

Elle permet d'accéder à la formation santé et à la bibliographie, de recevoir la revue de respir et d'être informé de l'actualité liée aux maladies respiratoires.

REMERCIEMENTS - Collaborateurs de respir

Nous remercions pour leur récente contribution : Dr. F. Barlesi et Dr. L. Greillier (Biothérapies) ; Pr. M. Fayon (Bronchiolites) ; Pr. JC. Meurice (SAOS) ; Dr. A. Tsicopoulos (Lymphocytes) ; Pr. P. Diot (Aérosolthérapie par nébulisation) ; Pr. A. Didier et Dr. G. Prévot (Sarcoïdose).

contact
collaborateurs
base documentaire
recherche approfondie
présentations
bibliographies
formation santé
référentiel de pneumologie
Université de Bordeaux II
tabacologie
cas cliniques

Anti-histaminiques H1
En savoir plus...

Créé le 02/01/2003 Auteur : PO. Girodet, M. Molimard (Mis à jour le 20/01/2004)
     
     

Sommaire

  • Pharmacocinétique
  • Effets pharmacologiques
  • Indications thérapeutiques
  • Contre-indications
  • Effets indésirables
  • Comparaison Cétirizine versus Loratadine
  • Les nouveaux antihistaminiques H1

Les antihistaminiques H1 constituent une classe médicamenteuse d’usage courant en médecine générale et en allergologie.

Mécanisme d’action : antagonisme compétitif de l’histamine sur les récepteurs H1, présents au niveau des terminaisons nerveuses du muscle lisse et des cellules glandulaires (Baroody, 2000).

PHARMACOCINÉTIQUE (tableau 1)

D’une manière générale, les antihistaminiques H1 de 2ème génération ont 
une demi vie plus longue que les anciens anti-histaminiques administration unique quotidienne
un temps pour atteindre la concentration maximale fréquemment court, entre 2 et 3 h
un volume de distribution élevé, en raison de la liposolubilité
une biodisponibilité le plus souvent moyenne, autour de 40%

EFFETS PHARMACOLOGIQUES

D’un point de vue pharmacologique, on distingue deux classes distinctes  :
les
antihistaminiques H1 de 1ère génération, anticholinergiques et sédatifs
les antihistaminiques H1 de 2ème génération, généralement dépourvus d’effet anticholinergique et peu ou pas sédatifs

Diverses propriétés antiallergiques, voire inhibitrices de la libération de médiateurs de l’inflammation sont attribuées aux antihistaminiques, sans que l’on puisse affirmer qu’elles soient indépendantes de l’effet anti H1.
Les propriétés des
antihistaminiques H1 ne se limitent pas à l’antagonisme des récepteurs à l’histamine ; outre leur effet anticholinergique, la plupart des antihistaminiques H1 de 1ère génération possèdent des propriétés sédatives, anti-sérotoninergiques et anesthésiantes locales.

INDICATIONS  THÉRAPEUTIQUES (tableau 2)

Dans le domaine de l’allergologie, les antiH1 sont indiqués pour le traitement symptomatique de 
    rhinites allergiques saisonnières et perannuelles 
    urticaire 
    conjonctivite allergique 
Les autres indications sont liées à l’effet antinaupathique (diphénhydramine, Nautamine
®), ou à l’effet sédatif : manifestations mineures de l’anxiété (hydroxyzine, Atarax®) et insomnies occasionnelles ou transitoires (prométhazine, Phénergan®)

CONTRE-INDICATIONS

Liées à l’action anticholinergique des antihistaminiques de 1ère génération : hypertrophie prostatique, glaucome, myasthénie
pas d'antihistaminiques pendant la  grossesse ou l’allaitement par principe et en l’absence de données épidémiologiques fiables sur la question.

EFFETS  INDÉSIRABLES 

La somnolence, effet indésirable fréquent pour les anciennes molécules, est liée à l’effet antihistaminique par stimulation du récepteur H1 cérébral.
Les effets anticholinergiques, quasiment jamais rapportés avec les nouveaux anti H1, sont observés notamment avec l’hydroxyzine (Atarax®) et la méquitazine (Primalan®). 
Si les propriétés anticholinergiques sont responsables d’effets indésirables (glaucome, rétention aiguë d’urines, palpitations, dyskinésies faciales ou sécheresse buccale), elles constituent néanmoins une arme thérapeutique pour la prise en charge de la rhinite par leur effet antisécrétoire ou dans l’urticaire cholinergique. 
Il existe des susceptibilités individuelles pouvant être à l’origine d’un effet sédatif même avec les antihistaminiques de 2ème génération chez 5 à 10% des patients.
Les antihistaminiques dont le métabolisme fait intervenir les enzymes hépatiques du système des cytochromes P450 impliquent certaines précautions d’emploi.       
La terfénadine (ex-Teldane®) et l’astémizole (ex-Hismanal®), responsables d’allongement de l’intervalle QT et de torsades de pointe, ont été retirées du marché.
D’autres effets, tels que céphalées, troubles digestifs ou réactions allergiques, ont également été décrits.

COMPARAISON CÉTIRIZINE VERSUS  LORATADINE

En France, la cétirizine et la loratadine représentent les antihistaminiques H1 les plus fréquemment prescrits pour le traitement de la rhinite allergique saisonnière. 
Une étude canadienne (Day, 1998) a évalué l’efficacité de ces deux molécules après stimulation allergénique en chambre à pollens, chez des sujets affectés de rhinite allergique saisonnière. La diminution moyenne du score total de symptômes est respectivement de 37%, 15% et 12% après traitement par cétirizine, loratadine et placebo. Quel que soit l’anti H1 utilisé, les céphalées constituent l’effet indésirable le plus fréquent. En outre, Meltzer et al (Meltzer, 1996) ont obtenu des résultats similaires : une efficacité clinique légèrement supérieure de la cétirizine par rapport à la loratadine et une tolérance satisfaisante pour ces deux médicaments. Ces études réalisées à 24h et 48h pourraient traduire une rapidité d’action supérieure de la cétirizine.

LES NOUVEAUX ANTIHISTAMINIQUES  H1

La desloratadine (Aerius®) (Henz, 2001), commercialisée récemment, est le métabolite actif de la loratadine. Si l’efficacité au plateau et la tolérance restent inchangées, le RCP (résumé des caractéristiques du produit) précise que le temps nécessaire pour atteindre le pic est retardé avec la desloratadine par rapport à la loratadine. 
Les propriétés de la levocetirizine (Xyzal®), isomère actif de la cétirizine, apparaissent peu modifiées en terme d’efficacité et de tolérance par rapport à la molécule initiale (Wang, 2001)).
Enfin, l’ébastine (Kestin®) est une nouvelle molécule récemment mise sur le marché.

Ces trois produits s’intègrent dans la classe des antihistaminiques H1 non anticholinergiques et ne sont donc pas dénués d’intérêt pour la pratique quotidienne compte tenu de leur rapport bénéfice-risque. Néanmoins, leur caractère innovant par rapport aux thérapeutiques préexistantes reste à démontrer.

Réf :
Baroody FM, Naclerio RM. Antiallergic effects of H1-receptor antagonists. Allergy 2000;55 Suppl 64:17-27.
Day JH, Briscoe M, Widlitz M D. Cetirizine, loratadine, or placebo in subjects with seasonal allergic rhinitis: effects after controlled ragweed pollen challenge in an environmental exposure unit. J Allergy Clin Immunol 1998;101:638-45.
Meltzer EO, Weiler JM, Widlitz MD. Comparative outdoor study of the efficacy, onset and duration of action, and safety of cetirizine, loratadine, and placebo for seasonal allergic rhinitis. J Allergy Clin Immunol  1996;97:617-26.
Henz BM. The pharmacologic profile of desloratadine: a review. Allergy 2001;56 Suppl 65:7-13.
Wang DY, Hanotte F, De Vos C, Clement P. Effect of cetirizine, levocetirizine, and dextrocetirizine on histamine-induced nasal response in healthy adult volunteers. Allergy  2001;56:339-43.

Références complémentaires :
Holgate ST (chairman), Canonica GW, Simons FER, Taglialatela M, Tharp M, Timmerman H, Yanai K. Consensus group on new-generation antihistamines (CONGA): present status and recommandations. Clin Exp Allergy 2003;33:1305-24

Nous adhérons aux principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.
Tous droits réservés © Geri-Communication 2009
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage et mentions légales, en accepter et en respecter les dispositions.

Respir.com est enregistré à la C.N.I.L. sous le n°757727 VERSION 1
Nos partenaires Associations & Collèges Collège des Enseignants de Pneumologie Entreprises Pierre Fabre Médicament
Déplacements & séjours de patients
Assistance médico-technique à domicile
Communication & Marketing santé