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| Grossesse |
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La toux chez la femme enceinte doit être traitée si |
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elle est incessante,
invalidante, voire insomniante, |
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en cas de menace
d'accouchement prématuré à partir du 2e trimestre. |
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Près du terme, l'abstention thérapeutique
est possible et conseillée les 15 derniers jours. |
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| 1/
Traitement étiologique |
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| 2/
Traitement symptomatique |
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Principes |
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uniquement
dans les toux sèches |
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traitement de
courte durée : 8-10 jours maximum |
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pas de
traitement inutile : pas de prescription de médicaments n'ayant pas fait la
preuve de leur efficacité |
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choix de molécules
pour lesquelles des études épidémiologiques concernant la grossesse sont
disponibles et ne montrent pas une augmentation du risque tératogène. |
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Traitement
par antitussif morphinomimétique
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choisir les spécialités comportant un seul principe actif, sans
association |
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la codéine |
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le dextrométorphane |
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toux
à composante allergique, un
antihistaminique H1 peut être utilisé : |
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les mêmes moins sédatifs, sont à préférer. Poursuivre ce
traitement pendant 8 à 10 jours (une prescription d'antihistaminique H1
pendant la grossesse ne devrait pas, sauf exception, dépasser 10 jours). |
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si la toux réapparaît
après l'arrêt, on peut proposer une nouvelle cure d'anti
H1 de 10 jours. Ne pas prescrire pendant les 15 derniers jours de la
grossesse |
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En
dernier recours, si la toux est mal maîtrisée et devient anxiogène, éventuellement
prescrire un anxiolytique. Une benzodiazépine d'efficacité et de durée
d'action intermédiaire peut être utilisée, telle que le SERESTA° - qui a par
ailleurs l'avantage d'être un des métabolites de molécules anciennes et bien
connues (VALIUM° entre autres) - mais à posologie moyenne (10 mg/j) car il
s'agit d'un produit relativement sédatif (par exemple SERESTA° 10 : 1/2 le
matin, 1/2 à midi, 1 le soir) pendant une durée de 8-10 jours au maximum. |
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S'il
y a menace d'accouchement prématuré, essayer de diminuer progressivement
les posologies, que le traitement soit fait d'anti H1 ou de benzodiazépines. |
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| Allaitement
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Antitussifs
opiacés contre-indiqués en raison du risque de passage dans le lait et
d'effets indésirables chez l'enfant allaité (hypotonie, apnée). |
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Antitussifs
antihistaminiques à éviter du fait de leurs propriétés sédatives.
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On
manque de données pour les autres antitussifs. |
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En
dehors d'une prise ponctuelle d'antitussifs avec surveillance très rapprochée
de l'enfant, le plus logique paraît soit l'abstention thérapeutique, soit en
cas de toux très invalidante, la suspension de l'allaitement pendant quelques
jours, et le recours à un tire-lait. |
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