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ACTUS

 Cancer bronchique non à petites cellules - stade IIIA-N2 - Le point sur le traitement en 2007, Dr. JM. Vernejoux, Service des maladies respiratoires, CHU Bordeaux.
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La prochaine webconférence de cancérologie thoracique (Web'RCP) aura lieu le 18 décembre à 15h : discussion de cas cliniques et d'articles scientifiques.
La revue de Respir : e-Revue mensuelle consacrée aux maladies respiratoires.
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Nous remercions pour leur récente contribution : Dr. F. Barlesi et Dr. L. Greillier (Biothérapies) ; Pr. M. Fayon (Bronchiolites) ; Pr. JC. Meurice (SAOS) ; Dr. A. Tsicopoulos (Lymphocytes) ; Pr. P. Diot (Aérosolthérapie par nébulisation) ; Pr. A. Didier et Dr. G. Prévot (Sarcoïdose).

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Lymphangioléiomyomatose (LAM)
(Lymphangiomyomatose)

Créé le 24/03/2000 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 17/10/2008)
     
     
    
chez la femme, de la puberté à la ménopause ; prévalence : environ 1-2/106 de femmes dans sa forme sporadique, associée dans 25 à 50 des cas à un angiomyolipome rénal ; 40 % des femmes avec une sclérose tubéreuse de Bourneville (STB) mais seules 2-4 % ont des symptômes
rare après la ménopause et, le plus souvent, chez des femmes prenant un traitement hormonal substitutif avec oestrogènes
cavités diffuses associées à une prolifération de cellules ressemblant à des cellules musculaires lisses atypiques pouvant toucher n’importe quelle structure du poumon (plèvre, paroi des bronchioles, artères pulmonaires, veinules et alvéoles)
Mutation de TSC1 ou TSC2, gènes de la sclérose tubéreuse
La LAM peut métastasier par voie sanguine ou lymphatique (cellules portant la mutation)
La Sclérose Tubéreuse est une hamartomatose congénitale à transmission autosomique dominante à forte pénétrance et à expressivité variable touchant le plus souvent la peau, le cerveau, la rétine et le rein. Prévalence 1/10000 naissances. Elle peut donner des atteintes pulmonaires kystiques identiques à celles de la LAM.
LAM et STB seraient 2 formes phénotypiques différentes d'une même maladie génétique.

Le syndrome de Birt Hogg Dube est une maladie autosomique dominante rare liée au chromosome 17p12q11, avec des manifestations cliniques et radiologiques pulmonaires très proches de celles observées dans la LAM et le STB ; il se manifeste par des hamartomes cutanés, des kystes pulmonaires et des cancers du rein.

    
Clinique
Signes d’appel
 
dyspnée d’effort progressive (60 %)
 
pneumothorax (50 %, souvent récidivants (2/3) et pouvant apparaître sans anomalie radiographique du poumon) ; les kystes sont significativement associés aux pneumothorax
 
Ces signes cliniques peuvent apparaître sans modification de la radiographie thoracique ou de la fonction respiratoire
 
toux (40 %)
 
hémoptysies (20 %)
 
douleur thoracique (20 %)
 
chylothorax (30 % des cas ; mauvais pronostic) apparaissent dans l’évolution. Dus à : obstruction du canal thoracique ; fuite des lymphatiques pleuraux ; fuite trans-diaphragmatique à partir d'une ascite
  hémosidérose, liée à de petites hémorragies secondaires à la rupture de petites veinules
manifestations extra-pulmonaires : lymphangioléiomyomes (masses lymphatiques kystiques) ; ascites chyleuses ; angiomyolipomes ; lésion rénale : 30 à 90 % des cas
Examen
crépitants
ronchi
Apparition ou aggravation pendant la grossesse
    
Imagerie
RT : quelquefois normale
 
infiltrat interstitiel réticulo-nodulaire symétrique diffus le plus souvent
 
aspect en rayons de miel en fin d’évolution
  opacités en verre dépoli (hémosidérose pulmonaire ; prolifération de muscles lisses immatures)
 

TDM : cavités diffuses, de 2 à 60mm de diamètre à la paroi fine et régulière avec une atteinte bilatérale sans prédominance entre les parties hautes ou basses des poumons ; avec l’évolution, les cavités augmentent de taille et deviennent plus nombreuses

      
 
Tumeurs extra-thoraciques asymptomatiques très fréquentes : rénales évoquant des angiomyolipomes mais aussi pancréas, glandes surrénales et utérus.
     
Exploration fonctionnelle respiratoire
Paramètres fonctionnels ventilatoires variables (obstruction, restriction ou mixte)
1/3 des sujets ont une spirométrie normale
60 % ont un syndrome obstructif
  distension thoracique fréquente avec augmentation du volume résiduel
déclin du VEMS : mesurée entre 75 ± 9 mL/an et 118 ± 142 mL/an
Test de transfert du CO diminué
  
Diagnostic
Fait en moyenne après 3-5 ans de symptômes et/ou 2,2 pneumothorax
Positif : image scannographique + soit une biopsie du poumon soit un contexte clinique compatible
Différentiel :
    histiocytose pulmonaire à cellules de Langerhans : tabagisme, cavités prédominant dans les sommets
    emphysème    
Évolution
Variable, de quelques années à plusieurs décades ; mortalité à 10 ans après les premiers symptômes : 10-20 %
Pneumothorax : récidive : 66 % après aspiration ou drainage ; 27 % après pleurodèse chimique ; 32 % après pleurodèse chirurgicale
Pas de consensus sur les examens à faire et leur rythme dans la surveillance
On peut proposer une approche clinique, fonctionnelle (spirométrie, DLCO) tous les 6 mois complétés d’un test d’exercice et d’un scanner thoracique tous les ans

Éviter une grossesse ; si celle-ci survient le risque de détérioration existe mais n’est pas certain ; la patiente doit donc être informée pour participer aux décisions à prendre

Lors des voyages en avion risque de
pneumothorax : ils devront être déconseillés à celles qui en ont déjà eu un ou qui ont des cavités sous-pleurales ;
hypoxémie : oxygénothérapie pendant le vol pour les femmes qui ont une oxygénation "limite" au niveau du sol (Pollock-BarZiv, 2006).
    
Thérapeutique
Aucun consensus sur les traitements à proposer
Les corticostéroïdes et les cytotoxiques sont sans grand effet
Les ß2-agonistes peuvent améliorer le syndrome obstructif et doivent être essayés

La progestérone et l'ovariectomie bilatérale ont quelquefois été prescrites avec succès ; peu de preuvesobjectives d'efficacité

Pneumothorax : drainage ; attention aux symphyses (transplantation) qui ne sont cependant pas considérées comme une contre indication à la transplantation malgré la difficulté de dissection et le risque d'hémorragie lors de l'intervention

Epanchements chyleux : le drainage doit être réfléchi puisqu’il implique une perte protéique importante ; les résultats des pleurodèses sont variables de même que les ligatures du canal thoracique

La transplantation pulmonaire (le plus souvent monopulmonaire) a été discutée dans certains cas terminaux. Récidives métastatiques possibles dans le greffon à partir de cellules LAM.
Angiomyolipomes : croissance ou saignements : essayer de conserver l'organe lésé (rein)
Le sirolimus peut avoir une certaine efficacité (Bissler, 2008)
Essais en cours avec l'ostreotide dans les complications chyleuses (réduit la production de chyle en réduisant le débit sanguin splanchnique
 

Réf :
Bissler JJ, McCormack FX, Young LR, Elwing JM, Chuck G, Leonard JM, Schmithorst VJ, Laor T, Brody AS, Bean J, Salisbury S, Franz DN. Sirolimus for Angiomyolipoma in Tuberous Sclerosis Complex or Lymphangioleiomyomatosis. N Eng J Med 2008;358:140-51
Hohman DW, Noghrehkar D, Ratnayake S. Lymphangioleiomyomatose: a review. Eur J Intern Med 2008;19:319-24
Johnson SR. Lymphangioléiomyomatosis: Clinical features, management and basic mechanisms Thorax 1999;54:254-64
Johnson SR. Lymphangioléiomyomatosis. Eur Respir J 2006;27/1056-65
Mazlak DE, Kesten S, Rappaport DC, Maurer J. Extrathoracic angiomyolipomas in lymphangioleiomyomatosis. Eur Respir J 1996;9:402-5
McCormack FX. Lymphangioléiomyomatose - A clinical update. Chest 2008;133:507-16
Pollock-BarZiv S, Cohen MM, Downey GP, Johnson SR, Sullivan E, McCormack FX. Air travel in women with lymphangioleiomyomatosis. Thorax 2007;62:176-80
Ryu JH, Moss J, Beck GE, Lee JC, Brown KK et al. The NHLBI lymphangioleiomyomatosis registry. Characteristics of 230 patients at enrollment Am J Respir Crit Care Med 2006;173:105-111
Sullivan EJ. Lymphangioléiomyomatosis - A review. Chest 1998;114:1689-1703
Urban T. Epidémiologie clinique et moléculaire de la lymphangiomyomatose et de l’atteinte pulmonaire de la sclérose tubéreuse. Rev Mal Respir 2000;17:597-603
Urban T. Lymphangioléiomyomatose pulmonaire avec ou sans sclérose tubéreuse de Bourneville. Rev Mal Respir 2007;24:725-40

Contact
Association France Lymphangioléiomyomatose (FLAM).
6 square Francis-Poulenc. 37000 Tours. Tél 02 47 64 24 70. E-mail : mimi267@wanadoo.fr
site : www.orpha.net/nestasso/FLAM/

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