Imagerie thoracique Méthodes |
| Créé le 07/02/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 20/08/2008) |
| Révisé le 07/08/2008 |
F. Laurent |
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Principe
Un examen utile est un
examen dont le résultat
— positif ou négatif — modifiera la prise en charge du patient ou confortera
le diagnostic du clinicien.
En imagerie, un examen qui ne
répond pas à cette définition augmente inutilement
l’exposition du patient aux rayonnements ionisants.
Les principales causes
des examens inutiles
1. Répétition d’examens déjà effectués
: a-t-il été déjà pratiqué ?
Tout doit être mis en oeuvre pour obtenir les clichés précédents.
2. Examen dont les résultats ne sont pas susceptibles
de modifier la prise en charge du patient : en ai-je besoin ?
3. Examens prématurés :
c’est-à-dire avant que la maladie
n’ait pu progresser ou guérir ou avant que les résultats
ne puissent influencer le traitement : en ai-je besoin mantenant ?
4.
Examen inadéquat : est-ce l'examen le plus indiqué ?
5.
Informations cliniques inappropriées et mauvaise formulation
des questions : ai-je bien posé le problème ?
6. Multiplication
d’examens redondants pour le patient : les examens sont ils trop nombreux ?
Doses délivrées dans le cade
de radiodiagnostics
| Procédé |
Nombre équivalent de radiographies thoraciques |
Durée équivalente approximative
d’exposition au rayonnement
ionisant naturel |
| Rayons X |
|
|
| Thorax face |
1 |
3 jours |
| TDM thorax |
10-100
selon les paramètres |
1 mois à 1 an
selon les paramètres |
| Scintigraphie |
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Ventilation
pulmonaire (Xe-133)
|
15 |
7 semaines |
Perfusion
pulmonaire (Tc-99m)
|
50
L'angio-TDM est recommandée chez la femme enceinte car elle irradie moins que la scintigraphie |
6 mois |
| Os (Tc-99m) |
200 |
1,8 ans |
L’IRM ne fait pas intervenir les rayonnements ionisants.
Prescription d'un examen d'imagerie
Objectif : obtenir l’avis d’un spécialiste
de radiologie ou de médecine nucléaire.
Méthode
Demande complète, précise, lisible
Motif de la demande
Détails
cliniques suffisants pour que le spécialiste
de l’imagerie identifie correctement les problèmes diagnostiques
ou cliniques qu'on espére résoudre par l'examen radiologique.
Grossesse et protection de l’embryon et
du fœtus
Il
faut éviter autant que possible
l’irradiation du foetus.
Il
peut arriver que la grossesse ne soit pas suspectée par la femme elle-même
et c’est au clinicien qu’il incombe d’identifier ces patientes-là.
Toute
femme en âge de procréer qui doit subir un examen au cours duquel
le faisceau incident irradie directement ou par diffusion la région
pelvienne (essentiellement, tout rayon ionisant entre le diaphragme et les
genoux) ou un examen faisant intervenir des isotopes radioactifs doit d’abord être
questionnée sur une éventuelle grossesse.
Quand la possibilité n’est pas exclue, il faut déterminer avec
la patiente si elle a un retard de règles.
Si
la possibilité d’une grossesse est exclue, l’examen peut être
pratiqué ; si la patiente est effectivement ou probablement enceinte
(retard de règles), il faut réexaminer l’opportunité de
l’exposition et décider s’il faut reporter l’examen après l’accouchement
ou les prochaines règles éventuelles. Toutefois, un acte susceptible
d’améliorer le tableau clinique de la mère peut aussi avoir
une retombée positive indirecte pour l’enfant à naître
car le fait de retarder un examen capital peut accroître les risques
pour le foetus comme pour la mère.
Si
l’éventualité d’une grossesse n’est pas exclue mais qu’il n’y
a PAS de retard de règles et que le procédé implique
une dose relativement faible pour l’utérus, l’examen peut être
pratiqué. Toutefois, si l’examen délivre des doses assez élevées
son opportunité fera l’objet d‘une discussion s’appuyant sur les recommandations
locales.
Dans
tous les cas, si le radiologue et le clinicien estiment que l’irradiation
de l’utérus gravide ou éventuellement gravide se justifie cliniquement,
leur décision doit être consignée. Le radiologue doit
ensuite veiller à ce que l’exposition se limite au minimum requis
pour obtenir les informations nécessaires.
S’il
apparaît qu’un foetus a été exposé non intentionnellement,
en dépit des précautions précitées, le faible
risque encouru ne justifie probablement pas, même à des doses
supérieures, d’induire des risques plus importants en pratiquant des
examens invasifs (du type amniocentèse) ou en interrompant la grossesse.
En cas d’exposition non intentionnelle, le risque doit être évalué par
un physicien médical et le bilan de l’évaluation discuté avec
la patiente.
5 risques majeurs liés à l'imagerie
irradiation
et cancer : on estime qu'un individu/1000 est susceptible de déclarer
un cancer après une irradiation de 10mSv (Brenner, 2007) ; mais cela sera difficile à démontrer du fait du long
décalage de temps entre
l'irradiation
et l'apparition
du cancer. Cette estimation repose sur les irradiations japonaises des bombes H délivrées en une fois et non sur les irradiations médicales cumulées.
Le risque de développement d’un cancer est estimé comme décroissant de manière exponentielle avec l’âge. Une diminution très nette est observée après l’âge de 20 ans.
Il faut être particulièrement attentif aux enfants et aux organes
sensibles (ex : seins chez les jeunes femmes, très sensibles aux
radiations).
produits
iodés et néphropathies induites ; bien connues immédiatement après l'injection
du produit de contraste, les conséquences rénales à long terme de ces injections
ont été peu étudiées ; une bonne hydratation du patient paraît essentielle.
Le risque augmente avec la dégradation de la fonction rénale principalement évaluée par la clairance de la créatinine calculée selon la formule de Cropow. On estime qu’avec une clairance de plus de 60 ml/min, le risque est très faible ; une clairance au-dessous de 30 contre-indique l’injection d’iode et entre les 2, le bénéfice est à discuter en fonction du risque.
risque de décompensation cardiaque chez un sujet insuffisant cardiaque, lié au volume injecté en peu de temps.
risque d’acidose lactique chez un diabètique, diminué par l’arrêt de la metformine le jour même de l’examen iodé et le lendemain, ainsi que l’hydratation.
certaines
formes de gadolinium et fibrose néphrogénique systémique induite : caractérisée
par des rash cutanés, un
épaississement de la peau et des contractures articulaires, elle est
souvent progressive et peut être fatale. Elle n’est décrite qu’avec certaines molécules et le risque n’existe qu’en cas d’insuffisance rénale avérée (clairance < 30). Ce n’est pas un risque fréquent même si on en parle beaucoup.
échographie
avec contraste à microbulles, très exceptionnelles embolies paradoxales.
réaction
anaphylactoide au produit de contraste. Du rash cutané au décès en passant par le bronchospasme. Il n'y a aucun facteur de risque réel sauf un antécédent d’incident ou d’accident avec un produit de contraste (PDC) iodé ! Dans ce cas, on conseille une préparation avec des antihistaminiques et corticoides et, surtout, de changer de PDC !! (l’allergie est à la molécule porteuse, pas à l’iode).
Risques estimés, liés à l'imagerie
néphropathie induite par les produits iodés chez des malades avec insuffisance rénale |
1/5 |
| néphropathie chez des sujets avec rein sain |
1/50 |
| cancers |
1/1000 (ce chiffre paraît très surestimé et souffre des critiques ci-dessus) |
| décès par réaction anaphylactoïde |
1/130.000 |
| fibrose systémique chez des patients avec insuffisance rénale |
impossible à déterminer, les cas décrits étant encore très peu nombreux |
Réf :
Brenner DJ, Hall EJ. Computed tomography - An increasing source of radiation
exposure. N Eng J Med 2007;357:2277-84
Recommandations
en matière de prescription de l’imagerie médicale. Adaptées
par des experts représentant la radiologie et la médecine
nucléaire européennes, en liaison avec le UK Royal College
of Radiologists. Sous la coordination de la Commission européenne.
2000 |
Amplificateur de brillance
Radiographie
Échographie
Tomodensitométrie
Résonance magnétique nucléaire
Angiographie pulmonaire
Phlébographie
Artériographie bronchique
Cavographie
Bronchographie
Scintigraphie
pulmonaire
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