Histologie broncho-pulmonaire |
| Créé le 19/12/1999 |
Auteur : B. Vergier, A. Taytard |
(Mis à jour le 04/11/2005) |
| Révisé le 08/09/2003 |
H. Bégueret |
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Plan
Définitions
Rappels
L'arbre bronchique
Le poumon
périphérique
Plèvre et
cavité pleurale
Conclusion
Le poumon comporte 2 secteurs
anatomiques : larbre bronchique et le poumon périphérique.
Ces 2 secteurs sont continus mais diffèrent par
leur
structure
histologique,
leur
fonction,
les
procédures d'exploration,
les problèmes pathologiques
qu'ils posent.
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Larbre bronchique sétend de
la trachée à la bronchiole ; il a un rôle essentiel dans la conduction et le
conditionnement de lair. Il est exploré par
technique standard de Scanner
(Tomodensitométrie TDM) jusquaux bronches sous-segmentaires
voie
endoscopique permettant de réaliser des prélèvements cytologiques (brossage,
aspiration, empreintes) et histologiques (biopsies).
Les phénomènes dagression de
larbre bronchique sont essentiellement aéroconduits (virus, bactéries, gaz
toxiques, particules minérales ou allergènes inhalés).
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Le poumon périphérique permet les
échanges gazeux. Il s'étend de la bronchiole terminale à l'alvéole. Dans le poumon
périphérique, l'unité fonctionnelle de base est le lobule pulmonaire primaire ou acinus
pulmonaire.
Les phénomènes dagression du poumon périphérique peuvent être
aéroconduits ou véhiculés par voie systémique (cellules immunocompétentes, complexes
immuns, cytokines ou molécules toxiques).
Les prélèvements anatomopathologiques qui
permettent détudier ce secteur sont cytologiques (lavage bronchiolo-alvéolaire)
et/ou histologiques (biopsie transbronchique, prélèvement chirurgical).
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Un épithélium est un ensemble
de cellules juxtaposées.
| On distingue : |
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les
épithéliums de revêtement qui recouvrent les principales cavités de l'organisme ainsi
que la surface du corps (cet épithélium s'appelle alors épiderme). |
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les
épithéliums glandulaires dont les cellules élaborent un produit de sécrétion : par
exemple du mucus. |
Ainsi, un cancer développé à
partir dun épithélium qui ressemble à celui de lépiderme sappelle un
carcinome épidermoïde. Un cancer développé à partir dun épithélium de
type glandulaire sappelle un adénocarcinome.
Le chorion est la couche
(souvent située immédiatement sous l'épithélium) composée d'un tissu conjonctif dans
lequel circulent vaisseaux et nerfs. Le tissu conjonctif est fait d'une
substance fondamentale (eau et glycoaminoglycannes) et de fibres (collagène, élastiques
etc
).
On parle de muqueuse pour
désigner la couche qui est composée de l'épithélium et du chorion.
Souvent les "tubes"
(digestif, bronches etc
) sont revêtus de différentes couches.
En partant de la lumière, ces
couches se nomment :
- muqueuse
- sous-muqueuse
- musculeuse correspondant au muscle
- adventice.
Une des particularités des
bronches est d'avoir en plus une couche de cartilage.
La structure de larbre bronchique
est étroitement adaptée à sa fonction : conduction et conditionnement de
lair.
Conduction de lair
Les voies aériennes se divisent
de façon dichotomique : chaque bronche mère donne 2 bronches filles. Il y a 23
générations de voie aérienne dont les 16 premières sont "conductrices".
Ainsi à la trachée succèdent 2 bronches souches, 5 lobaires, 20 segmentaires et environ
3000 bronchioles lobulaires.
La structure histologique de la
paroi des voies aériennes est très bien adaptée à la conduction car elle permet
dassocier rigidité, flexibilité et extensibilité. Elle est formée de
différentes couches dont la composition et la répartition varient de la trachée à
la bronchiole afin de sadapter au mieux au diamètre des voies aériennes et à leur
fonction.
La muqueuse tapisse la
lumière bronchique. Elle est composée dun épithélium de type respiratoire
reposant sur une membrane basale et dun chorion conjonctif constitué de fibres
collagènes et élastiques, contenant des vaisseaux sanguins et lymphatiques. Les fibres
élastiques permettent une certaine flexibilité et un retour à la normale après
dilatation des bronches.
Entre le chorion et le cartilage
sinsère un muscle lisse, absent au niveau de la trachée mais présent sur
tout larbre bronchique. Au niveau de la trachée, le muscle est situé à la partie
postérieure du mur cartilagineux. La contraction musculaire permet de réguler le flux
aérien lors de linspiration et de lexpiration.
Entre le muscle et le cartilage,
la sous-muqueuse contient outre les trajets vasculaires et lymphatiques, des
glandes séromuqueuses souvrant dans la lumière bronchique.
La couche cartilagineuse
est variable de la trachée à la bronchiole. Elle assure la rigidité de larbre
bronchique et évite locclusion complète des lumières bronchiques. La trachée est
maintenue par une armature de 16 à 20 anneaux cartilagineux en forme de fer à cheval
réunis à la partie postérieure par un tissu fibro-musculaire. Les bronches
extra-pulmonaires sont encerclées par un anneau cartilagineux. Les bronches
intra-pulmonaires acquièrent une armature cartilagineuse en plaques irrégulières
réparties sur toute la circonférence. La quantité de plaques diminue au fur et à
mesure de la diminution du diamètre bronchique et disparaît au niveau des bronchioles
(dont le diamètre est inférieur à 5 mm).
Enfin ladventice (la
couche la plus externe) est constituée dun tissu conjonctivo-adipeux lâche
contenant vaisseaux et nerfs.
Conditionnement de lair
Ce conditionnement est
principalement sous la responsabilité de lépithélium bronchique et des glandes
séro-muqueuses. Là encore la structure de lépithélium varie en fonction du
diamètre des voies aériennes. Au niveau des bronches lépithélium
respiratoire est pseudo-stratifié :
toutes les cellules sont rattachées à la membrane basale. Cette
pseudo-stratification disparaît au niveau des bronchioles. Lépithélium
est alors unistratifié :
cylindrique puis
cubique.
Lépithélium respiratoire
est composé de 5 types de cellules :
Les cellules ciliées
sont les plus abondantes. Ces cellules ciliées jouent un rôle fondamental dans
lépuration pulmonaire.
Les cellules caliciformes
(1 pour environ 5 cellules ciliées) ont un noyau refoulé vers la base par une vacuole
supranucléaire contenant du mucigène qui participe, avec les secrétions des glandes
séro-muqueuses à la formation du mucus. Celui-ci permet demprisonner les
impuretés de lair inspiré et dabsorber certains gaz (SO2,
ozone
). Les cellules ciliées
persistent dans les bronches de petit calibre au delà des cellules caliciformes. Le
nombre de cellules caliciformes augmente avec celui des impuretés dans lair
inspiré. Le nouveau-né en est dépourvu. A lopposé, il existe une hyperplasie des
cellules caliciformes chez les fumeurs.
Les cellules basales
sont des petites cellules situées dans la partie profonde de lépithélium contre
la membrane basale. Elles sont très importantes dans le renouvellement cellulaire car
elles sont capables de remplacer nimporte quel autre type de cellule bronchique.
Les cellules à bordures en brosse
ne sont visibles quen microscopie électronique.
Les cellules chromaffines
ou argentaffines sont peu nombreuses, visibles en microscopie électronique ou sur coupe
histologique après un immunomarquage à laide de marqueurs neuro-endocrines (comme
la chromogranine A ou la Synaptophysine). Ces cellules se groupent pour former des corps
neuro-épithéliaux : chémorécepteurs capables de détecter les variations de
teneur en O2 ou CO2 de lair.
Le rôle des glandes
séro-muqueuses est lui aussi important dans le conditionnement de lair.
Celui
du mucus est décrit ci-dessus. La sécrétion des glandes séreuses humidifie lair
préalablement purifié par le mucus et les cils.
Exploration
anatomo-pathologique de larbre bronchique
Les prélèvements réalisés par
endoscopie bronchique sont cytologiques et histologiques.
Les biopsies réalisées avec une
pince ramènent du tissu. Elles montrent larchitecture de la muqueuse à la
sous-muqueuse ; parfois du cartilage est visible.
Le brossage réalisé avec une brosse
introduite dans l'endoscope, ramène uniquement des cellules. Ces 2 types de prélèvement
sont complémentaires pour une bonne analyse.
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Le parenchyme pulmonaire
représente 85% du volume pulmonaire total (87% d'air ; 13% de tissu
chez l'adulte)
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Le poumon périphérique est un
secteur anatomique situé au confluent des zones de conduction de lair et
déchanges gazeux. Il comprend différentes zones continues :
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une zone de
conduction : la bronchiole terminale
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une zone de
transition : la bronchiole respiratoire
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une zone
déchanges gazeux : lalvéole
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Le territoire desservi par une
bronchiole respiratoire est considéré comme une unité fonctionnelle de tissu
pulmonaire appelée acinus pulmonaire ou " lobule pulmonaire primaire ".
Zone de conduction : la
bronchiole terminale
Les bronchioles sont
les ramifications les plus fines de larbre bronchiques de diamètre inférieur à 1
mm. Elles nont ni cartilage ni glandes séro-muqueuses. Elles sont revêtues
dun épithélium cylindrique simple fait de cellules ciliées qui sont
progressivement associées au niveau des bronchioles terminales à des cellules de
"Clara". Les cellules de Clara sont des cellules pyramidales dont
le pôle apical est garni de microvillosités. Dans la partie apicale de leur cytoplasme
existent des grains de sécrétion expulsés par exocytose. Ce produit fait de
glycosaminoglycanes se répand sur la surface bronchiolaire afin de la protéger. Le
chorion est riche en fibres élastiques. Le muscle devient discontinu mais toujours actif
: il se contracte en fin dexpiration et se relâche à linspiration. En cas de
crise dasthme la contraction se prolonge et linspiration devient difficile. A
noter la présence tout au long des bronchioles suivant les trajets lymphatiques dun
tissu lymphoïde. Celui ci peut devenir hyperplasique au cours de tout type
dagression bronchiolaire. La présence de follicules lymphoïdes est alors
responsable dune lésion appelée "bronchiolite folliculaire".
Zone de transition : la
bronchiole respiratoire
Cette zone est extrêmement
vulnérable car elle est située entre les voies de conduction et déchanges
gazeux. Ainsi des lésions atteignant la bronchiole respiratoire sont fréquentes chez
les fumeurs. Il existe 3 générations de bronchioles respiratoires. Leur structure
histologique est identique à celle de la bronchiole terminale à ceci près que plus
elles sont périphériques plus leur paroi est interrompue par la présence
dalvéoles. Leur chorion contient des cellules musculaires dispersées.
Zone déchanges gazeux :
lacinus pulmonaire (ou lobule pulmonaire primaire) et la barrière
alvéolo-capillaire
Au fur et à mesure le nombre
dalvéoles souvrant dans la bronchiole respiratoire est tellement important
quil n'y a plus réellement dépithélium bronchiolaire : on parle alors
de canal alvéolaire. Un acinus (ou lobule pulmonaire primaire) est
constitué dune bronchiole respiratoire donnant naissance à 3 à 6 canaux
alvéolaires. Chaque canal alvéolaire lui même se divise 2 à 3 fois. Chaque canal
alvéolaire final souvre au niveau de latrium sur 2 ou 3 sacs alvéolaires. A
ce niveau le muscle disparaît, larmature est uniquement faites de fibres
collagènes et élastiques. Les fibres élastiques permettent aux alvéoles de
sélargir lors de linspiration. Les alvéoles se contractent ensuite
"passivement" lors de lexpiration. Les fibres collagène évitent une trop
grande distension des murs alvéolaires et donc leur rupture.
Les alvéoles sont des
"sacs" de 200µm de diamètre. Leur structure histologique est
adaptée à leur fonction essentielle : léchange oxygène/gaz carbonique.
La
surface déchange de lensemble des 300 millions dalvéoles représente
à peu près 140 m2 ; 12000 L d'air filtrés face à 6000 L de sang perfusés par jour.
Dans chaque alvéole on distingue la lumière alvéolaire
bordée par un épithélium alvéolaire et le "mur" ou cloison inter alvéolaire
(interstitium) où circule un réseau capillaire abondant.
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Lépithélium
alvéolaire se compose de 2 types de cellules : |
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les pneumocytes
de type I recouvrent 97% de la paroi alvéolaire. Leur rôle principal est
dêtre une barrière protégeant lalvéole mais perméable aux gaz. |
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les pneumocytes
de type II sont des cellules volumineuses.
Elles produisent et secrètent le
surfactant. Cette substance est composée de protéines et de phospholipides.
Il
recouvre la surface alvéolaire et diminue la tension de surface. Ainsi la force
dinspiration nécessaire pour dilater lalvéole est moins grande. De plus en
labsence de surfactant lalvéole a tendance à se collaber. Chez lenfant
prématuré une insuffisance de surfactant peut-être responsable de la maladie des
membranes hyalines. Le surfactant a aussi un rôle antibactérien.
Elles
ont des capacités de présentation antigénique et de sécrétion de
cytokines et donc rôle important dans les processus inflammatoires pulmonaires |
A létat normal les
principaux éléments cellulaires retrouvés dans la lumière alvéolaire sont les
macrophages qui se déplacent sur la paroi alvéolaire, immergés dans le
surfactant.
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La barrière alvéolo-capillaire
(air-sang) de 0,1 à 0,5 µm dépaisseur, est formée par
différentes couches ; de l'air vers le sang :
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le surfactant
(phospholipides et protéines)
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un film aqueux de quelques microns |
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les pneumocytes
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l'interstitium
pulmonaire : myofibroblastes : rôle discuté |
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la membrane
basale résultant de la fusion de la membrane basale des pneumocytes dun côté et
des cellules endothéliales de lautre
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les cellules
endothéliales
forment la paroi des capillaires ; elles ont
une fonction métabolique
importante (angiotensine, prostaglandine, bradykinine, sérotonine).
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Cette barrière est perméable aux
gaz ainsi loxygène qui est amené dans la lumière alvéolaire lors de
linspiration passe à travers la barrière dans la circulation capillaire et sera
transporté dans tout lorganisme par la circulation vasculaire. A linverse, le
gaz carbonique, ramené aux poumons par la circulation capillaire, passe à travers la
barrière alvéolo-capillaire et est éliminé lors de lexpiration.
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En cas
dagression le poumon périphérique réagit dans un premier temps par un
élargissement des murs alvéolaires en rapport avec un afflux déléments
inflammatoires (polynucléaires, lymphocytes). Puis ces lésions peuvent avoir une
évolution fibrosante : les murs alvéolaires sont alors siège dune
hyperplasie de fibres musculaires puis dune fibrose collagène.
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Exploration
anatomo-pathologique du poumon périphérique
Le lavage broncho-alvéolaire est
lexamen le moins invasif pour étudier le poumon périphérique. Il consiste à
envoyer, par voie endoscopique, un liquide qui va tapisser les alvéoles.
Le liquide récupéré contiendra alors la population cellulaire des lumières
alvéolaires. Les modifications quantitatives et qualitatives de ce liquide
témoignent des différents types dagression. Par exemple en cas de sarcoïdose il
existe, dans le lavage, une augmentation des lymphocytes.
Le poumon périphérique est
aussi exploré histologiquement soit par biopsie distale transbronchique soit par
prélèvement chirurgical.
Plèvre
et cavité pleurale |
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La plèvre est la partie qui limite en
périphérie le poumon.
Elle comprend 2 feuillets : |
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un feuillet
interne qui recouvre le poumon : la plèvre viscérale |
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un feuillet
externe qui est appliqué contre la paroi thoracique : la plèvre pariétale. |
Chaque feuillet est revêtu
dun épithélium unistratifié fait de cellules mésothéliales
qui
expriment la vimentine,
les cytokératines de haut poids moléculaire et la cahétinine
phagocytent les
fibres de crysotile, mais aussi les particules de quartz, latex, les bactéries et
mycobactéries.
Pour cette
raison les tumeurs malignes primitives de la plèvre, les mésothéliomes,
sont fréquents chez les sujets ayant travaillé dans lamiante.
Ces cellules
mésothéliales recouvrent une double couche fibro-élastique encadrant un tissu
conjonctif. Dans ce dernier circulent de nombreux lymphatiques, des capillaires et des
filets nerveux.
Les 2 feuillets délimitent une cavité virtuelle
: la
cavité pleurale qui contient à létat normal
peu de liquide (0,5 à 1mL de liquide pleural avec 1-2g de protides par 100mL)
qui a un
rôle lubrifiant
1500 à 4500cellules (mononucléaires)/100mL
De nombreuses conditions pathologiques sont responsable dun afflux
de liquide par exsudation dans la cavité pleurale, responsable dun épanchement
pleural.
Réf :
Anthony VB. Immunological mechanisms in pleural disease. Eur respir J
2003;21:539-44 |
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Le rôle du médecin anatomopathologiste
en pathologie pulmonaire se répartie en 2 domaines différents de la pathologie : |
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dune part
la pathologie tumorale (bénigne ou maligne) |
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dautre
part la pathologie non tumorale : maladies systémiques, infections diverses
etc
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En pathologie tumorale, le
pathologiste doit faire le diagnostic de tumeur bénigne ou maligne, préciser le type
histologique des tumeurs malignes et leur bilan dextension (ganglions, plèvre
envahis etc
). En effet les cancers bronchopulmonaires se divisent essentiellement en
2 types histologiques : ceux qui seront éventuellement opérables (carcinome
épidermoïde et adénocarcinome) et ceux qui doivent bénéficier dun traitement
chimiothérapique (les carcinomes neuroendocrines de haut grade, principalement les
carcinomes à petites cellules).
En pathologie non tumorale, le
rôle du pathologiste sera de faire un diagnostic étiologique dune
maladie (par exemple confirmer le diagnostic de sarcoïdose) et de préciser son
degré de gravité (par exemple dans la sarcoïdose, évaluer le degré de lymphocytose
dans le lavage bronchiolo-alvéolaire).
Au total un diagnostic anatomo et
cytopathologique ne peut se faire que sur des prélèvements histologiques et cytologiques
techniquement de bonne qualité. Il na de valeur que sil est intégré dans le
contexte clinique ce qui nécessite une bonne échange dinformations entre
pneumologue et pathologiste.
Si des termes ne
vous paraissent pas clairs ou si vous avez des questions ou suggestions sur ce cours,
écrivez-nous
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